Architectes, que faire face aux réclamations financières des entreprises ?

par BATIACTU il y a 1 semaine
FICHE PRATIQUE. C'est un type de mésaventures auxquelles de nombreux architectes sont visiblement confrontés : les réclamations financières des entreprises. Quels sont les signes avant-coureurs de ces opérations et comment s'en prémunir ? Réponses avec Michel Klein, directeur des sinistres à la Mutuelle des architectes français (Maf) et Ludovic Patouret de la société Gecamex.
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7 réponses à ce sujet
Publié : il y a 1 semaine
Cet article présente les réclamations des entreprises comme "des coups fourrés", "des pièges".
Pourtant, en tant qu'entreprise, je peux témoigner que nous sommes confrontés aujourd'hui, de façon quasi systématique, à des maitres d'œuvre qui justement, ne maitrisent pas du tout les dossiers, nous demandent de chiffrer des solutions qui ne fonctionnent pas, même après que nous ayons spontanément proposé de chiffrer la meilleure solution (à nos yeux).
Le problème c'est que le client n'investit plus dans la qualité de la prestation de maitrise d'œuvre, or si celle-ci n'était pas chère, c'est qu'il n'y aura pas beaucoup de temps passé à monter le dossier...
De plus si les entreprises ont effectivement fait des courriers et des questions / réponses, elles laissent la possibilité au maitre d'œuvre de corriger le tir avant la passation du marché.
Le conseil de fin d'article de bien maitriser son dossier me parait être un minimum en tant que maitre d'œuvre...
Publié : il y a 1 semaine
Bien faire son travail, cela prend beaucoup de temps que l'on soit maître d'oeuvre ou entreprise. Or, cela fait bien longtemps qu'il faut faire "pas cher" et que le quantité prime sur la qualité. Mais le maître d'ouvrage attend toujours le meilleur ... Dans ces conditions, il devient impossible de bien travailler en gagnant correctement sa vie. Faites de l'analytique et vous verrez que la plupart des maîtres d'oeuvre, surtout quand ils font bien leur travail, ont du mal a dégager 10€ de l'heure. Quant aux artisans, c'est souvent pareil.
Publié : il y a 1 semaine
Si ce qui est cité est vrai est-ce un gag? "Dans les faits, l'entreprise, dans son décompte final, va demander une rallonge, rajouter des travaux et des délais liés aux imprécisions supposées de la maîtrise d'œuvre."
Les travaux supplémentaires ne se découvrent pas au DGD mais dans toute la durée du chantier il font l'objet de décisions de faire,tout comme les délais supplémentaires. Le suivi de chantier ou direction des travaux prévu par MOP est là entre autres pour cela.
L'architecte est maitre d'œuvre en totalité, il peut s'adjoindre des associés compétents dans les domaines où il ne l'est pas. Ce qui est fait en général.
D'expérience d'une bonne quinzaine d'années de maitrise d'ouvrage et de maitrise d'œuvre je ne me souviens pas de contentieux en travaux ni délai supplémentaires même si des échanges ont été parfois ardus. Mais c'est le métier, la meilleure prestation au moindre cout, et c'est vrai pour tout le monde - peut être plus dur pour ceux qui ne se pensent qu'artistes, mais dans tous les domaines. A contrario je me souviens d'avoir appliqué pénalités et réfactions de prix.
Mieux rémunérer les maitres d'œuvre, c'est ce que j'ai professé; leur prestation financièrement modeste sur une opération est pourtant essentielle. Toutefois comme maitre d'ouvrage je n'ai pas constaté que le plus cher était le meilleur ni le contraire. C'est pour cela que le marché de maitrise d'œuvre doit être négocié et non résulter d'un barème chaque opération étant unique.
Il y aurait bien une autre voie à explorer, celle de l'ingénierie concourante associant l'ingénierie de la conception à celle de la réalisation mais elle est honnie en France: "Conception Réalisation" (et dérivées)!
Publié : il y a 1 semaine
Oui, et il faudrait aussi que la profession (maîtrise d'oeuvre d'exécution) soit réglementée et fasse l'objet d'un cursus de formation avec diplôme + certification de compétence (à renouveler tous les 3 ans) : c'est à mon avis plus essentiel que pour la partie "design".
Publié : il y a 1 semaine
le baratin des CCTP types, l'absence de plans d'exécution, ou le semblant de telles plans, l'absence de connaissance du chantier, laisser des plans d'exécution qui apparaissent après la signature des marchés, plus l'absence de métrés détaillés, alors que les métrés détaillés ne sont possibles que lorsque en amont les plans d'exécution sont réalisés, tout cela fait qu'il faut s'étonner qu'il n'y ait pas plus de litiges....
Publié : il y a 1 semaine
oui, seuls des plans d'exécution globaux réalisés avant les métrés et les consultations, peuvent éviter cette dérive aux suppléments
la nouvelle maladie du BIM, au profit de ceux qui en vivent, par leur commerce, va générer encore une réduction, sinon une quasi-disparition des plans d'exécution, d'ou l'amplification des litiges
La diplômite , sans expérience ne fait que générer ces dérives, ce sera un binôme technicien-juriste d'entreprise, qui dans cette dérive assurera de nombreux litiges, à cause de ces comportements irresponsables lors de la conception et de la consultation
Publié : il y a 1 semaine
Une meilleure maîtrise des connaissances du bâtiment et des contraintes techniques chez certains architectes, ainsi que des plans fixes et définitifs de la part de ces derniers dès la mise en concurrence des entreprises limiteraient les risques. On ne peut logiquement pas demander d'un coup mieux, plus complexe pour un prix arrêté initialement...
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