Chute d'un balcon à Angers : rapport accablant pour les constructeurs

par BATIACTU il y a 1 an
JUSTICE. La chute d'un balcon, à Angers, en octobre 2016, avait fait quatre morts. Un premier rapport d'expertise, est, d'après le journal Ouest France , accablant pour l'entreprise, l'architecte et le bureau d'études.
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17 réponses à ce sujet
Publié : il y a 1 an
L'architecte n'avait peut être pas de mission complète et donc pas de suivi de chantier; c'est assez classique, les maîtres d'ouvrages pour les immeubles collectifs cherchant à faire le maximum d'économies.......et me maximum de bénéfices..........
Publié : il y a 1 an
C'est malheureusement sans doute plus courant qu'on ne se l'imagine.
On a plusieurs fois demandé à ma société de contrôler par radar des balcons.
Le cas le plus emblématique était celui d'un promoteur à l'époque très connu. On m'avait demandé de classer les balcons par type d'anomalie car ils savaient qu'il y avait au moins un problème. Il m'a été tout simplement de faire un classement : sur certains les fers étaient trop à gauche, ou trop courts ou trop hauts ou trop bas.
Chaque contrôle de balcons se soldait toujours par au moins un défaut. Les balcons ayant une centaine d'année maintenant montraient pratiquement tous un très mauvais contact entre le support métallique et la maçonnerie.
On peut toutefois tempérer cela par le fait qu'on ne contrôlait que les balcons où on soupçonnait des problèmes. Il n'empêche que je suis surpris par les résultats.
Publié : il y a 1 an
L'architecte a-t-il seulement été tenu informé du changement de mode de construction de ces balcons? Rien n'est moins sûr: ce genre de modifications, engagées pour des raisons de délai et/ou de coûts, peut ne jamais lui être même seulement signifié. Si on souhaite maintenir la responsabilité de l'architecte dans ce type de problèmes, il faut le laisser revenir sur les chantiers.
Publié : il y a 1 an
Quand on veut faire vite et le moins cher possible, on néglige trop de choses, que ce soit à la construction ou dans le suivi. Aujourd'hui c'est entré dans la normalité des choses et de plus en plus. Résultat ?
Publié : il y a 1 an
Le résultat, c'est que les promoteurs prennent les archis les moins chers avec les prestations les plus petites obligatoires..........et il y aurait bien long à écrire..........
Publié : il y a 1 an
Les plans de ferraillage ont été t'ils été bien interprétés par le personnel de chantier ? Vouloir gagner sur tout en voilà le résultat Manque de compétences généralisées c'est le lot quotidien dans le batiment hélas . Alors il aura peut être fallu condamner le promoteur également
Cela ne relève t'il pas d'une condamantion conjoint et solidaire ?
Publié : il y a 1 an
Les plans de ferraillage ont été t'ils été bien interprétés par le personnel de chantier ? Vouloir gagner sur tout en voilà le résultat Manque de compétences généralisées c'est le lot quotidien dans le batiment hélas . Alors il aura peut être fallu condamner le promoteur également
Cela ne relève t'il pas d'une condamantion conjoint et solidaire ?
Publié : il y a 1 an
Ce genre de balcon doit être impérativement coulé, réalisé avec la dalle mère, sinon à défaut et en "rattrapage", ceux ci sont intégrés obligatoirement dans le lot métallerie, avec note de calcul à l'appui et chevillages chimique inox dans la dalle (base 350kg/m2), si possible et fortement préconisé avec les fixations de retours de garde-corps participant à la reprise de charge. Je ne comprends pas: "la jointure entre les balcons et les dalles des planchers non étanche...", car déjà ici, sur cet aspect, nous ne sommes plus dans les normes!...Comment un bureau de contrôle peut laissé passer cela avec les réunions de chantier hebdomadaire!... Serge DESCAT
Publié : il y a 1 an
Bonjour,
J'avais observé en détail les différentes photos qui avaient été publiées après l'accident.
On y voyais bien les problèmes structurels. Positionnement, section des aciers. Position non-conforme des rupteurs de pont thermique ?
Les carences de l'entreprise étaient flagrantes, celle du conducteur de travaux, du maître d'œuvre, du bureau de contrôle.
Je ne tire pas sur le promoteur, les intervenants étaient tous des pros habilités!!! Il ne fait aucun doute qu'ils ont été rémunérés.
Avoir laissé se reproduire de telles erreurs sur ces balcons, vu leur nombre, c'est incompréhensible, c'est un honte.
J'ai vécu bien des chantiers plus rien ne m'étonne.
Les responsables devraient se voir interdire d'exercer.
Publié : il y a 1 an
Parmi les problèmes "classiques" du gros-oeuvre les balcons sont au moins dans le top 10 (avec l'ajout d'eau dans le béton prêt à l'emploi, la pervibration du béton, la mise en oeuvre des boites d'attente et des chapeaux, les carottages sauvages, les joints de dilatation, etc). Le B.A BA du ferraillage n'est pas toujours maîtrisé.
Il y a au niveau encadrement de chantier des piqûres de rappel indispensables qui devraient être faites régulièrement à tous niveaux. On a trop tendance à croire que la technique est acquise une fois pour toutes.
Certaines phases d'exécution devraient faire l'objet d'un contrôle formalisé.
Il appartient aux entreprises de s'assurer de la compétence du personnel et d'engager les évaluations nécessaires en vue de mises à niveau.
Quant à la maîtrise d'oeuvre d'exécution son temps est compté et sa présence sur chantier souvent insuffisante pour suivre "un tant soit peu" la mise en oeuvre (elle retrouve généralement les problèmes avec des listes de réserves à rallonge au moment des OPR. Y a-t-il un seul chantier qui puisse affirmer qu'il travaille systématiquement avec des plans visés?
Publié : il y a 1 an
Conclusion : Pas de balcon au delà du RdC.
Publié : il y a 1 an
Avant il fallait un contrepoids de 3 fois la surface du balcon et bien ferraillé et maintenant, à cause des soucis de ponts thermiques on impose des solutions qui ne sont pas pérennes et donc dangereuses à terme. De plus il faudrait souvent refaire les joints d'étanchéité, ce qui ne sera pas fait. Je vous prédit dans 10 ans une série d'accidents identiques avec des balcons interdits d'utilisation. Ou seront les architectes et entreprises qui ont posé ces balcons. Les propriétaires seront berné et sans recours judiciaires.
Publié : il y a 1 an
Dans certaines professions, telles pilote de ligne ou personnels navigants, des formations de rappel et de mise à jour sont obligatoires périodiquement.
Trouvez-vous normal qu'il n'en soit pas de même (je parle OBLIGATOIRE) pour des professions qui mettent en cause la vie des utilisateurs.
Je ne parlerai pas du corps médical où un toubib ayant passé 25 ans de sa vie en tan qu'élu peut ouvrir de nouveau son cabinet comme si rien ne s'était passé.
Publié : il y a 1 an
Je vois souvent même des erreurs grossières sur les plans de coffrages et sur les plans de ferraillages de nos chers ingénieurs béton.....études et plans fait à la va vite pour gagner le plus d'argent possible (ou en perdre le moins possible selon le prix convenu). Il est souvent le cas de l'ingénieur béton engagé par l'entreprise de maçonnerie car le promoteur ne veut pas payer le bureau d'étude béton, et souvent aussi le BET fluides, le BET VRD, le BET Thermique, l'Etude de sol, etc..........au bout du compte, les promoteurs ne désirent rien payer et avoir des Rolls......c'est navrant.....désolant....
Il faudrait légiférer pour rendre obligatoire les BET Structure, bien plus importants que les BET Thermiques......Mais il est vrai que celà n'a pas le même attrait (de taxes et amendes) pour le gouvernement........
Publié : il y a 1 an
Le commentaire de Bruno - "pas de balcon au delà du rdc" donne le ton de ce grand-écart entre équilibre et thermique...qu'on se convainc pouvoir résoudre par force technicité.
Publié : il y a 1 an
Il suffirait d'imposer un contrôle systématique de la mise en oeuvre avant coulage du béton pour s'assurer de la conformité du ferraillage. Les missions des intervenants dans l'acte de construire méritent d'être clarifiées en terme d'évaluation des risques et de mesures de prévention.
Publié : il y a 11 mois
Avec une concurrence sauvage et des don des prix débiles en bâtiment il ne faut pas s'étonner d'avoir des accidents de ce genre et de plus en plus ....
Ne pas jeter la pierre aux contrôleurs technique qui sont également obligés de pratiquer des prix trop bas pour avoir les affaires et donc ne pas pourvoir assumer leurs missions ......Nos chers clients ferme les yeux bien entendu car ce sont les principaux bénéficiaires de ces prix souvent anormalement bas dans le bâtiment
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