Crise de l'assurance : pointés du doigt, les assureurs "historiques" répondent

par BATIACTU il y a 11 mois
LIBRE PRESTATION DE SERVICES. Pour certaines entreprises piégées par la crise des assureurs construction en libre prestation de services (LPS), la faute en revient notamment aux assureurs dits "historiques". Ceux-ci seraient trop chers, refuseraient une partie du risque, ce qui aurait amené des petites structures vers des assureurs exotiques 'low cost'. Batiactu a contacté plusieurs de ces assureurs "historiques" pour leur donner la parole.
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13 réponses à ce sujet
Publié : il y a 11 mois
Jolie brochette de bonimenteurs...
Publié : il y a 11 mois
De la belle poudre aux yeux....
Il ne parle que des TPE-PME et les Auto-Entrepreneurs ils n'existent pas pour eux.
SMA ne me propose rien car je ne déclare pas 50 000 € de CA.
AXA ne m'a jamais rien proposé du fait de mon statut.
MAF me dit que je n'ai pas les diplômes pour exercer mon activité de Maîtrise d'Oeuvre/Economiste/Dessinateur accessoirement j'ai un master en Ingénierie Infrastructure et Organisation Opérationnelle + un diplôme en tant que Technicien en Bâtiment option Etude de Prix.
ALLIANZ ne propose rien dés que je met mon statut...
Après ils osent dire que ce n'est pas de leur faute si on préfère allez voir des LPS, bon maintenant j'en suis parti mais je ne suis toujours pas couvert par une assurance française car entre une prime de 8 000€/an et 3 600€/an j'ai vite fait mon choix.
Si c'est cher assurance veulent me contacté pour me proposer quelques choses qu'elles le fassent.
Publié : il y a 11 mois
Je rigole lorsque je vois une personne de chez AXA dire qu'"Aujourd'hui, il n'y a pas de problème d'assurabilité pour une entreprise de construction, quelle que soit sa taille", c'est un courtier en assurance sous l'enseigne AXA qui nous a proposé un contrat décennal chez SPS (assureur en LPS qui est aujourd'hui défaillant). C'est sur qu'il n'y a pas de problème d'assurabilité puisqu'ils refilent les dossiers inintéressants à des assureurs low cost sans se demander si ça va le faire pour l'artisan.
Publié : il y a 11 mois
Pour compléter mes diplômes j'ai une BT (niveau BAC) Topographes Géomètre et une BTS Travaux Public. Mais cela ne suffit toujours pas.
Publié : il y a 11 mois
Les assureurs sont comme les banquier et les politiques menteurs comme des arracheurs de dents. Pour de nombreuses TPE il est absolument impossible de trouver une Décennale surtout s'ils interviennent sur des sites à risques. La raison est toujours la même "risque trop élevé par rapport aux marchés"
Faut-il s'étonner que dans pratiquement tous les domaines ce soit le grand foutoir en France ?
Publié : il y a 11 mois
Refus immédiat sans donner d'explications......ne font même pas une proposition pour dire.....NON! ...une sorte de mépris? ..Même avec des diplômes qui tiennent la route et expérience à l'appui....Un vrai bazar toutes ces assurances; il est temps de faire un ménage de fond car ils empêchent tout simplement les entreprises volontaires de travailler et je ne parle pas des prix prohibitifs ......même s'ils sont à la hauteur du risque couvert.....c'est désolant et démotivant faut pas s'étonner des problèmes d'emplois en France vu que l'on ne peut pas subsister dans un système ou l'assurance est "obligatoire".......ça urge! Mais bon c'est la faute à personne alors à qui?
......
Publié : il y a 11 mois
Allianz qui ose se présenter en enseigne sûre.. alors qu'une infiltration d'eau dans mon logement n'est toujours pas prise en charge depuis près d'une année car ... Allianz tarde à respecter son contrat, tout cela pour 6 000 Euros!
Publié : il y a 11 mois
FAUX. Allianz et son agent général UFA à l'île de la reunion a vendu pendant des années de la LPS vérolée en direct aux entreprises du BTP.
Publié : il y a 11 mois
Menteurs et compagnie !!! Je suis d'accord avec tout le monde ! Je suis dans le même cas, j'était chez CBL car mon courtier n'a pas trouvé chez nos bons assureurs français ! Je suis co-gérant d'une entreprise générale du bâtiment depuis bientôt 10 Ans dont 4 ans de maîtrise d'oeuvre (suivit/ réalisation ) de travaux pour rendre service au maître d'ouvrage , j'étais assuré chez la Maaf depuis 2010 avec plusieurs activités couvertes ( maçonnerie, carrelage, menuiseries extérieures, plâtreries, plomberie et électricité) dont la Maîtrise d'oeuvre occasionnelle à condition que ça ne représente pas plus de 10 % de mon chiffre d'affaire ! Tout ce passait très bien jusqu'à l'arrivée de la société Vérifimo que les banques emploient pour contrôler les dossiers de prêt et que les maître d'ouvrage paient ! Ils ont voulu me reclasser en constructeur de Maison individuelle chose que j'ai refusé immédiatement.
Je suis aussi expert en bâtiment d'assuré pour luter cotre les malfaçons et venir en aides au maître d'ouvrage, les expert d'assurance incompétent qui n'ont aucune connaissances techniques et qui minimisent les désordres très souvent !
J'ai crée mon cabinet de M.O pour faire plaisir à tout ces banquiers et aujourd'hui je ne peux pas m'assurer en France AXA m'a refusé ! Mon courtier ne trouve personne qui veut de moi ! j'ai donc signé un contrat avec la MIP basé à Gibraltar.
Bon courage à tous et merci pour votre lecture.
C'est idiot mais on se sent moins seul en lisant les commentaires de chacun.
Publié : il y a 11 mois
Je me joints à vous pour ajouter mon commentaire à cette situation absurde. Depuis 3 an, je suis obligé de changer de compagnie chaque année (LPS, bien sur) qui se retire du marché. Je suis un BET thermique et CVC et je pense être en dernière année d'assurance décennale. Car les consultations que j'ai faite auprès de compagnies "non exotiques" me refusent car CA insuffisant ... bien que je n'ai aucun sinistre. Cette année, j'ai un contrat dont la prime est acceptable (la plus basse depuis 3 ans) mais avec des conditions de franchise proche de l'usure.
Donc il faudra trouver une solution pérenne pour 2020.
Est-ce que les structures uni-personnelles vont-elles être écartées des missions de maitrise d'œuvre faute d'un contrat d'assurance adaptée et acceptable financièrement ????
Publié : il y a 11 mois
Je ne sais pas si la situation a évolué mais pour ma part je me suis installé en 2008 en libéral (BET CVCPL) et j'ai pu m'assurer à la MAF (EUROMAF) sans problème, la prime est basée sur un % du CA avec un forfait la première année.
Par contre il me semble qu'il demandait un minimum d'expérience, pour ma part j'avais 9 ans d'expérience dans le domaine, donc ça doit jouer aussi.
Publié : il y a 11 mois
Tout d'abord, bravo à Batiactu pour la qualité de vos articles concernant le problème gravissime de l'assurance construction qui risque malheureusement de n'être solutionné dans l'avenir qu'après un gros sinistre et un gros scandale. En attendant, des dizaines de milliers de petites entreprises resteront mal assurées ou sans assurance, des maitres d'ouvrages sans garanties pérennes sous l'œil complaisant et parfois gêné des banquiers ou des notaires.
Car ce débat sur l'assurance construction (des assurances obligatoires !) c'est la foire aux hypocrites : Tout le monde se gausse de la déconfiture de quelques compagnies exotiques et de quelques courtiers malveillants, mais tout le monde savait et depuis longtemps. Tout le monde est responsable :
- les "major compagnies" bien contentes d'externaliser de leur portefeuille des risques qu'elles jugent non profitables. Ces mêmes compagnies, trop occupées à la course au profit financier et à l'externalisation de leurs coût de fonctionnement ont délaissé leur cœur de métier (la souscription et la gestion des risques) au profit de courtiers dits grossistes.
- les courtiers grossistes, une nouvelle race d'intermédiaires, au contour juridique flou, intercalés entre le porteur de risque (la compagnie), l'intermédiaire de proximité (l'agent ou le courtier) et le client final, vendant des solutions d'assurance packagées à leur sauce, plus ou moins adaptées au marché mais génératrices d'énormes profits pour leur cabinet; sait-on par exemple que par le biais des commissions, surcommissions, frais de dossier, frais de gestion, frais de fractionnement, et autres artifices, c'est souvent moins de 50% de la prime encaissée chez le client qui est reversée à la compagnie ?
- les compagnies "exotiques" le plus souvent domiciliées dans des paradis fiscaux avec un vague bureau de représentation dans un état membre de l'UE qui ont flairé la bonne affaire en prenant des parts de marché importantes, au mépris des règles prudentielles et de provisions techniques (la capitalisation des primes encaissées pour un risque qui dure 10 ans!), de l'équilibre technique de leur produit (le rapport sinistre à primes), tout cela avec un seul objectif, l'optimisation fiscale et le rendement financier immédiat. Il n'est pas faux de dire que certaines de ces compagnies ont bâti un véritable système à la Madoff pour gagner beaucoup d'argent et vite.
- l'Etat français qui laisse perdurer sans le réformer un système franco-français de la double assurance : la décennale et la dommages ouvrage (qui n'est qu'un préfinancement du risque décennal), autrement dit un mécanisme "ceinture et bretelle" qui n'existe nulle part ailleurs en Europe. Le même Etat français qui n'a pas su imposer jusqu'en juillet 2018 l'adhésion obligatoire des compagnies en LPS au fonds de garantie français.
- Les autorités de contrôle : l'ACPR , engluée dans les méandres des règlementations européennes, manquant sans doute de moyens, n'ayant effectué jusqu'à présent son rôle de gendarme qu'avec une grande parcimonie. L'ORIAS, sans compétence d'investigations dont le rôle se borne malheureusement à n'être qu'une chambre d'enregistrement administratif des intermédiaires petits ou grands.
- La profession elle-même et ses organisations professionnelles dans l'impossibilité de faire le ménage en son sein (mais le souhaite-t-elle vraiment ?) afin d'éliminer un certain nombre de margoulins qui mettent en danger les clients et contribuent à la mauvaise image de l'assurance qui est pourtant l'un des plus beaux métiers.
Un ancien salarié SFS
Publié : il y a 11 mois
Ne serait quand même pas plus simple de pratiquer une assurance globale par chantier ? Plutôt que cette mafieuse solution à la française. Mais comme d'hab, chez nous : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Et malheureusement, ça coûte cher à tout le monde. Sauf aux experts, avocats et assureurs, réèassureurs, etc .... qui se gavent.
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