Incendie : "Nous avons testé en grandeur nature la façade de Grenfell"

par BATIACTU il y a 1 an
RÉSISTANCE AU FEU. La société Efectis, spécialiste en "science du feu", a reproduit un pan de la façade de la tour Grenfell pour mener des tests. Eric Guillaume, son directeur général, nous donne les enseignements de ces tests, quelques jours après la divulgation d'un rapport détaillant les causes techniques du drame.
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8 réponses à ce sujet
Publié : il y a 1 an
Il ressort de tout cela qu'il est préférable et probablement plus simple de rénover les bâtiments l'existants qualifiés de "passoires thermiques" en modernisant la génération et en assurant une distribution équitable du flux thermique vers les occupants plutôt que de réaliser une coûteuse isolation du bâti.
Publié : il y a 1 an
A partir du moment où aucun élément composant la façade ne pouvait résister au feu et était même propagateur de flamme, il est spécieux d'affirmer que c'est tel élément plutôt que tel autre qui a joué un rôle essentiel dans la propagation de la flamme. "ce n'est pas le feu en façade qui a causé des morts, ce ne sont pas les produits de façade : c'est le feu qui est entré à l'intérieur des appartements" : mais qui a apporté le feu à l'intérieur des appartements, sinon l'ensemble du système de façade dans sa globalité, y compris bien évidemment l'isolant ? Compter sur des joints intumescents, eux-mêmes combustibles si on comprend bien, pour arrêter un incendie de façade sur un IGH, c'est de la plaisanterie macabre. Ce bureau d'études a dû être payé par les marchands de polystyrène. Le "grand n'importe quoi", ce sont ces matériaux qui cherchent par tous les moyens à défendre leur part de marché alors qu'ils ne sont pas adaptés.
Publié : il y a 1 an
Ben tiens Monsieur Grossmann, vous travaillez donc pour le compte des énergéticiens ?
Ce n'est pas parce qu'une erreur est commise qu'il faut généraliser la pratique défaillante !
En clair il serait dramatique de jeter le bébé avec l'eau du bain dans le cas de la rénovation thermique du bâti : avez-vous lu quelques articles sur le réchauffement climatique anthropique, et sur les moyens d'y remédier ?
Publié : il y a 1 an
Pour Mr La cour

NON je suis seulement convaincu qu'il serait plus intéressant pour le citadin cherchant à améliorer ses conditions d'existence de choisir la voie le conduisant à diviser sa consommation en énergie finale par5.

Ceci en jouant sur la génération themique plutôt que de chercher à diminuer de 33 % les déperditions d'un bâti existant.

Un rapide calcul permet en effet de comprendre que sa consommation en Energie Finale qui était par exemple de 300 kWh /m2 passe à 60 dans le premier cas alors qu'elle reste égale à 200 dans le 2ème

Pour que le citadin agisse en qualité de Maître d'ouvrage responsable en prenant la décision d'investir dans le sens de la génération plutôt que dans celui de l'isolation il faudrait qu'un dialogue serieux citadin-etat s'instaure au titre de l'ESSOC : voir

http://infoenergie.eu/riv+ener/complements/essoc.htm
Publié : il y a 1 an
Monsieur Grossmann,

je ne suis pas sûr de bien saisir votre position.
Proposez-vous de n'intervenir que sur la génération de chaleur pour passer de 300 kW.h /(m².an) à 60 (énergie finale ou primaire?) sans isoler le bâti?
Il semble évident aujourd'hui qu'il soit nécessaire de travailler d'abord sur l'enveloppe pour limiter les déperditions et seulement ensuite sur le rendement des équipements (que ce soit en neuf ou en rénovation). Pour une simple raison: le rendement de la génération est lié aux directement liés aux déperditions et aux émetteurs servant à les combattre.
Par ailleurs, nous pourrions débattre du coût énergétique globale de la construction d'une telle tour par rapport à la rénovation de bâtiments existants, mais il faudrait aborder l'énergie grise, les consommations d'énergie, l'image d'une construction neuve renvoyée par sa modénature architecturale, etc...
Publié : il y a 1 an
Non bien sûr il n'est pas question de laisser complètement une isolation de côté. Ceci d'autant que l'isolation a minima des bâtiments EXISTANTS ayant un coût raisonnable permet de baisser sensiblement la température à la source chaude avec les émetteurs thermique en place ce qui permet d'améliorer les performances de la génération thermique.
Cela complique seulement le travail de l'ingénieur thermicien qui doit considérer la diminution de la puissance de la nouvelle génération résultant de cette moindre déperdition

Non ce que je souhaite expliquer est le fait que vu la situation de blocage actuelle il est normal que le rapport de la Cour des comptes pointe le manque de cohérence, d'efficacité et de transparence concernant la politique de soutien aux EnR.

Les piètres résultats obtenus
jusqu'à présent en ce qui concerne la généralisation des dispositifs de pompes à chaleur semble bien le confirmer.

La motivation à l'investissement du Maître d'ouvrage représentant les utilisateurs d'une copropriété n'est pas la probabilité d'une aide fiscale. On dit d'ailleurs souvent qu'il faut chercher à rendre l'aide inutile.

Pour aller dans le sens de la généralisation du procédé de chauffage voire de climatisation de l'habitat basé sur le prélèvement de l'énergie thermique dans notre proche environnement vu ses avantages, la vision du porte-parole du CSLT est totalement différente de celles de l'ADEME et du SER

Ce qu'il souhaite c'est
- avoir la certitude que l'emprunt finançant l'investissement sera remboursé en 10 ans maximum par les économies réalisées sur les achats de combustible par rapport à la situation antérieur
- ceci de telle sorte que son pouvoir d'achat s'améliore les 10 année suivantes avec une durée de vie programmée de la nouvelle génération de deux décennies minimum.
- cela aussi de telle sorte que l'équipement en fin de vie constitué par la chaufferie hybride soit repris par un consortium organisé pour le recyclage afin d'éviter la terre poubelle. Ceci un peu comme cela est le cas pour la voiture hybride

Cette vision est résumée pour plus de détails dans les quelques fichiers ci-dessous

http://infoenergie.eu/riv+ener/complements/essoc.htm

http://infoenergie.eu/riv+ener/complements/Autoconsommation.htm

http://www.infoenergie.eu/riv+ener/source-energie/SWE.htm

http://infoenergie.eu/riv+ener/complements/Equilibrage%20hydraulique.htm

On ne peut pas bien évidemment mettre en doute à ce sujet la sincérité d'organisme comme le Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui préconise ce fond chaleur renouvelable (FCR) pour
assurer le déploiement des énergies renouvelables. Bien que cette aide fiscale ait été mise en place depuis de nombreuses années, force est de constater que les résultats ne sont pas à la hauteur.

Les prévisions à long terme de l'ADEME ne sont pas également à la hauteur des enjeux et de l'urgence. L'orientation préconisée et imaginée par la direction de l'Ademe telle qu'elle et présentée dans #FaistaFDES
pour le chauffage de l'habitat au travers des labels du genre E+ C- n'est pas non plus la solution. Pour utile qu'elle soit afin de comprendre la situation actuelle elle n'est pas adaptée aux objectifs nettement plus ambitieux de l'ONU et de nos propres lois.
Quoiqu'en dise le pape François l'utilité de la fiscalité associée à la taxe carbone n'est cependant pas à remettre en cause. Ceci d'autant que cette dernière relève d'un accord international, on peut même dire d'un consensus à deux nations prêt.

Le porte-parole du CSLT estime seulement que la fiscalité associée à la taxe carbone pourrait être utilisé différemment sur l'hexagone.

Ceci en l'utilisant pour équilibrer autant que faire se peut les prix du kWh électrique et gaz à la vente afin d'inciter le maître d'œuvre qui raisonne en terme de retour économique et de
de vision à long terme
à investir.
Voir
http://infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/incitation.htm

Le porte-parole du CSLT n'est pas député mais il espère que l'un d'eux va comprendre que cette dernière orientation fiscale est LA solution qui nous permettra de quitter la situation de blocage actuelle.

Elle est celle qui nous permettrait de moderniser thermiquement l'hexagone français en deux décennies au rythme d'un million de logements annuellement.
Publié : il y a 1 an
Je vois dans cet exposé qui tient lieu de pré-rapport, plusieurs problèmes dont le juriste que je suis ne peut que s'emparer:

1- la confiance légitime dans la normalisation
De manière très naïve, j'ai été habitué à faire confiance dans la porté d'une norme. Ainsi, n'étant pas technicien, lorsque je vois qu'une norme est revendiquée et appliquée, je présuppose que la norme est respectée.
Or, si je comprends biens, ce n'est pas nécessairement le cas dans la méthode UK. C'est un premier problème auquel le législateur anglais devra répondre un jour ou l'autre.

2- les conséquences du dévoiement de la norme
La encore, mon réflexe français me pousse à dire que le dévoiement de la norme ne devrait pas être théoriquement acceptable. La norme doit être conçue de manière restrictive, et indiquer clairement ses limites. Si tel avait été le cas, le constructeur n'aurait pas pu se référer à la norme revendiquée sans passer par un bureau d'étude spécifique.

3 - Le rôle de la commission de sécurité et des services d'inspection
J'ignore comment s'exerce le contrôle de sécurité en Angleterre. Mais j'espère que l'équivalent d'une Commission de Sécurité pour les immeubles de grande hauteur intervient pendant la construction pour contrôler les matériaux, ne serait-ce que de manière aléatoire. Il me semble invraisemblable qu'un matériau supposé résister au feu soit constitué d'aluminium et de polyéthylène...

4- Le rôle de l'Architecte ou du Conducteur de travaux
Le pré-rapport indique que le fabricant du matériau incriminé limite son utilisation aux bâtiments de R+2 maximum. La raison est nécessairement une limitation de sécurité, soit en résistance structurelle, soit en résistance au feu. Je ne comprends pas comment l'analyse documentaire des matériaux utilisés n'a pas permis de découvrir l'anomalie.

J'arrête la mes commentaires. Déterminer si une fraude a eu lieu incombera très certainement à la justice anglaise et je n'ai pas d'éléments pour en parler.
Ariel DAHAN
Publié : il y a 1 an
D'où la nécessité absolue pour les Maîtres d'Ouvrage d'étudier précisément les matériaux à utiliser: tous ne se valent pas, loin de là, et leur bonne tenue au feu ainsi que leur mode de mise en oeuvre devraient participer activement au choix d'une solution technique innovante et opérationnelle, hors les questions d'ordre purement esthétiques.
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