Laine minérale et isolant mince : Actis dénonce des "imprécisions"

par BATIACTU il y a 2 mois
RÉACTION. Le débat continue à la suite de la décision de la Cour de cassation sur l'affaire opposant les laines minérales aux isolants minces. Après des prises de position du syndicat des industriels français de laines minérales manufacturées (Filmm) sur Batiactu , la société Actis a souhaité réagir par communiqué de presse pour "rappeler le déroulé des faits" .
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6 réponses à ce sujet
Publié : il y a 2 mois
Actis a vendu, au siècle dernier, des milliers de m² d'un produit non perméable à la vapeur d'eau.
Une fois mis en oeuvre, ce film étanche enfermait la vapeur dans les combles et les parois provoquant des rétentions, et plus grave des moisissures avec l'apparition que trop fréquente de points de rosée dans la paroi. A cela, les vendeurs répondaient qu'il fallait ventiler la sous face de l'Actis!!! Et bien, si vous ventilez la sous-face, il n'y a plus aucune fonction isolante!
Une laine minérale (qui donnera de l'inertie) associée à un écran de sous-toiture HPV (plus de foisonnement d'air dans la laine minérale donc efficacité maximum) est certainement la meilleure solution, qui plus est, la plus intéressante en rapport qualité/prix.
Isolants minces, bizarre tous ces essais faits dans des laboratoires exotiques au fin fond de l'Europe, alors qu'il y a des centres scientifiques du bâtiment en France comme en Belgique ou en Allemagne...
Par contre, il faut reconnaître à Actis et au SFIRMM un grand art de la communication, bref, d'excellents marketeurs.
Publié : il y a 2 mois
Désolé, mais la méthode utilisée par le CSTB pour calculer les caractéristiques thermiques des isolants, quels qu'ils soient, n'est pas fiable. Les lambdas sont variables et sont fortement dégradés dans les conditions où ils sont posés. Et principalement par la migration de la vapeur d'eau. De plus les matériaux hydrophobes (par exemple les laines minérales) sont plus sensibles à ce phénomène de dégradation des lambdas. Sauf à avoir des parois totalement étanches des deux côtés et bien sûrs construites en phase sèche, ce qui est rigoureusement impossible sur un chantier. Jetez un oeil attentif là et vous comprendrez mieux : http://www.aerebat.fr/laboratoire/
Publié : il y a 2 mois
Combat de coq entre deux fabricant des pires isolant du marché. C'est juste magique. Continuez les gars, en tant que spécialiste de la ouate de cellulose je bois du petit lait. Tout autre isolant disponible sur le marché est meilleur que le vôtre !
Publié : il y a 2 mois
Hydrophobe pour l'un, imperméable à la vapeur pour l'autre, les points de vue des deux commentaires plus bas sont de très bonnes bases de réflexion.
Sur la problématique de la protection incendie, au moins on peut trancher sans hésiter, la laine de verre ne participe pas à la propagation rapide du feu, ce n'est probablement pas le cas des isolants minces ... et encore moins la ouate de cellulose.
Publié : il y a 2 mois
Si les fabricants de laines minérales (de verre et de roche) avaient, il y a trente ans produit des isolants dignes de ce nom, s'ils avaient fait autre chose que de se contenter d'accumuler des millions de m3 de ces piètres isolants, nous n'en serions pas là ce jour. Quant aux règles de pose de l'époque, que revendique aujourd'hui le FILMM, il n'y en avait aucune. Chacun se débrouillait comme il voulait en ignorant notamment totalement les effets des mouvements de l'air. Combien de surfaces de toitures avec absence de laines minérales dans les angles ? 100%. Et jamais les grands fabricants pour dire que c'était pas bien. J'ai vu des centaines de chantiers mal réalisés dont il ressortait que les poseurs s'étaient contenté de distribuer des panneaux de LM au hasard de leur bon vouloir : aucune continuité du matériau, aucune tentative pour décaler les joints en cas de multicouche. Alors, prétendre que des règles de pose claires étaient édictées, est juste se moquer du monde. Oui, les choses ont commencé à changer au début des années 2000 quand, en France, on a commencé, enfin, à se soucier de l'efficacité énergétique. Et c'est un peu grâce à Actis qui a porté sur le devant de la scène, la problématique des effets des mouvements de l'air. Si les grands de la LM (que tout le monde connaît car ils ont pignon sur rue) avaient fait leur boulot technique d'analyse des paramètres en présence, s'ils s'étaient intéressés à autre chose que juste leur chiffre d'affaire et leurs marges Actis n'aurait peut-être même pas vu le jour. Par leur négligence technique coupable, ils ont fait rentrer le loup dans la bergerie. Qu'ils aient au moins l'humilité de le reconnaître au lieu de jouer les vierges effarouchées. Ils font beaucoup mieux depuis une dizaine d'années ou, du moins, ils tentent de le faire. Mais on ne rattrape jamais le temps perdu.
Publié : il y a 2 mois
Il n'appartient pas à la justice de dire si tel ou tel isolant est meilleur ou pas que tel ou tel autre pour une caractéristique donnée. C'est aux scientifiques de le faire. Tous les isolants, lorsqu'ils ne sont pas posés dans le respect des directives des fabricants par des artisans qualifiés, présentent des performances dégradées par rapport à celles revendiquées. Chaque isolant à des forces, des faiblesses, de bonnes et de moins bonnes applications. L'isolant idéal et universel n'existe pas. Les isolants minces sont souvent plus efficaces pour éviter le passage de la chaleur par radiation, quand les laines minérales le sont plus pour éviter ces passages par conduction voir convection dans les dimensions communément mises en œuvre. Aucune de ces deux familles d'isolant n'est efficace en étanchéité à l'air sans une pose appropriée. Enfin, rien n'empêche un fabricant de laine minérale d'adjoindre à son produit des couches de films aluminisées pour améliorer ses caractéristiques du vis-à-vis des rayonnements. De la même manière, rien n'empêche les fabricants d'isolants minces de se tourner vers des ouates plus performantes en termes de conduction et de convection comme de tenue au feu (aérogels, produits dérivés ou autres). Les coûts additionnels à prévoir sont valorisables en termes de qualité du produit final et de rentabilité sur sa durée de vie. Quand à ceux qui se réjouissent de ce combat sans fin entre tenant des laines minérales et zélateurs des isolants minces, au prétexte qu'il favoriserait une autre famille d'isolant de leur goût ou de leur intérêt, ils gagneraient sans doute à faire preuve de plus de retenue. Chaque isolant présente en effet des faiblesses. La tenue au feu ou le comportement vis-à-vis des inondations peut interroger tout autant que les questions liées à l'étanchéité à l'air, à la résistance thermique, à la nocivité en production, sur le chantier comme pour les futures habitants, à la durabilité, à l'énergie grise ou encore aux problématiques environnementales de la mine au recyclage.
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