Le futur DPE mettra en avant l'énergie finale

par BATIACTU il y a 4 mois
ÉVOLUTION. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est en phase de rénovation. Et la future mouture du texte devrait notamment privilégier l'énergie finale par rapport à l'énergie primaire, d'après des propos tenus récemment par l'administration.
Lire l'article sur Batiactu
6 réponses à ce sujet
Publié : il y a 4 mois
Bonjour,
Utiliser l'énergie finale comme indicateur n'est pas de la meilleure pédagogie. Cela laisse croire aux usagers que toutes les énergies sont sur le même pied d'égalité pour le chauffage ce qui n'est bien entendu pas du tout le cas. Il faut au contraire expliquer que, pour des raisons de physique incontournable (rendement du cycle de Carnot) il est nécessaire de dépenser 3 kWh en chaleur pour obtenir 1 kWh en travail mécanique transformable en électricité. On a donc une perte de 2 kWh sous forme de chaleur. Cette explication permet sans doute de mieux faire comprendre pourquoi en plein été, la production d'électricité peut être fortement pénalisée car elle contribue trop au réchauffement des sources de refroidissement, réchauffement qu'il est nécessaire de contenir pour des raisons évidentes de biodiversité.
Michel MAYA, Maire de TRAMAYES
Publié : il y a 4 mois
Enfin la France a compris que ce coefficient de 2.58 n'a pas de sens (nous sommes d'ailleurs les seul en Europe a l'avoir a ce niveau ???)
et pour répondre a M. Maya. il n'y a pas que la loi de Carnot (peu rentable effectivement) pour produire de l'électricité !
Personnellement je produit plus que je consomme annuellement avec des panneaux PV et je suis bien plus au nord que Tramayes...
Publié : il y a 4 mois
Pour le particulier, ce qui est important, ce sont les calories perdues et celles qu'il va devoir produire pour compenser ces pertes.
Il faudrait donc raisonner en joules nécessaires pour atteindre le niveau de confort ciblé, mais là, on le perd car c'est trop technique.
Ce qui compte pour lui c'est l'économie réalisable suite à des travaux d'amélioration énergétique.
Il faudrait, pour cette évaluation et les prescriptions de travaux, qu'un spécialiste du bâti vienne l'analyser (métier à créer, j'ai développé ce concept sur Build-green.fr).
J'y ai aussi développé, via de nombreux articles, la notion de confort, objectif N° 1 de ceux qui s'attaquent à des travaux d'amélioration énergétique.
Donc, pour que ce soit simple à comprendre pour le maître d'ouvrage qui décidera ou non des travaux en question, il est très bien d'en revenir à l'énergie finale, celle qui est notée sur ses factures.

L'énergie primaire est importante pour les décideurs et les prescripteurs, il ne faudra donc pas l'enterrer et la garder comme référence pour orienter les prescriptions, en l'expliquant au maître d'œuvre, après qu'il aura compris l'intérêt des travaux … Step by step

L'approche et les réflexions qui sont présentées ici me semblent donc aller dans le bon sens.
Publié : il y a 4 mois
Effectivement, la loi de Carnot ne s'applique qu'à la transformation d'énergie calorique (thermique) en électricité, via la vapeur d'eau produite par une chaudière (qu'elle soit alimentée au gaz naturel, au charbon, au bio gaz ou au combustible nucléaire). Cela s'applique également aux centrales thermo-solaires à concentration ou aux centrales géothermiques (la grosse différence avec les autres étant l'absence totale de production de CO2). Compte tenu des améliorations techniques sur les chaudières, le coefficient Ep/Ef a pu légèrement évoluer (de 2,78 à 2,5 ?). En revanche, l'hydroélectrique, l'éolien, qui produisent l'électricité par transformation directe de l'énergie-source mécanique, ou le photovoltaïque qui transforme l'énergie ondulatoire de la lumière, ont des rendements bien meilleurs. Dans la mesure où ces énergies montent en puissance dans le mix énergétique, il est logique d'en tenir compte dans le bilan de production global, et donc de corriger, de façon dynamique, le coefficient Ep/Ef. Ensuite, on n'évitera pas les polémiques sur la fixation de sa valeur et sur les méthodes de calcul. Reste que la tendance sur le long terme est effectivement à une baisse de ce coefficient.
Publié : il y a 4 mois
Re Bonjour,

D'après ce que je lis, le gouvernement fait tout pour pousser au chauffage électrique car exprimer le DPE en énergie finale et non pas en énergie primaire revient indirectement à donner un coefficient de conversion de 1 pour l'électricité et rendre cette énergie particulièrement attractive dans la transition énergétique qui s'annonce.

Il me semble qu'il soit nécessaire de réagir rapidement en s'appuyant sur Les Chiffres Clés de l'Energie 2019
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/chiffres-cles-de-lenergie-edition-2019

Dans ce document de l'Etat on constate facilement qu'il y a fort écart entre énergie primaire et énergie finale. L'analyse du diagramme de Sankey (pages 22-23 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-09/datalab-59-chiffres-cles-energie-edition-2019-septembre2019.pdf ) montre que la consommation finale est de 154,3 Mtep pour des ressources primaires utilisées à hauteur de 261,8 Mtep soit une perte globale de 107,5 Mtep, soit encore 70% de l'énergie finale. Quel ménage accepterait une telle perte énergétique à son niveau ? Et la perte associé au système électrique est de 85,7 Mtep. Pour la quasi-totalité, cette perte vient réchauffer les petits oiseaux, qui ne sont pas demandeurs, et la planète, qui n'a pas vraiment besoin de cet apport calorifique alors qu'elle essaie tant bien que mal de lutter contre le réchauffement climatique.

J'entends bien que mix électrique est en train de changer, mais à quelle vitesse, et pour l'instant la génération d'électricité en France se fait presqu'au 4/5ème par de la chaleur. Essayons d'être efficace dans nos choix futurs car ils vont continuer d'impacter le dérèglement climatique.

Michel MAYA, Maire de Tramayes et qui a sa propre production d'électricité en PV qui lui permet d'être largement excédentaire du point de vue énergétique.
Publié : il y a 4 mois
bonjour
tant que la responsabilité des différents intervenants bet archi entreprise travaux entreprise maintenance ne sera pas engage les malfaçons conception ou réalisation constatés après réception seront de plus en plus importantes

electrcité
ne pas oublier que les coûts fixes quelque soit l énergie deviennent de plus en plus importants par rapport aux coûts variable s
chacun a sa facture d Electricité et si on veut éviter des abonnements supplémentaires mieux vaut mettre un chauffage Electrique surtout en neuf ou il y a peu de conso ou même en rénovation (pac) avec simplement une legere augmentation de la puissance souscrite,
calculer les dpe en énergie primaire permet de comparer véritablement le coût réel paye par l occupant avec la seule problématique quelle est la température dans le logement et a quel coût il peut prétendre après rénovation
Répondre à ce sujet
Le futur DPE mettra en avant l'énergie finale
Menu
×