Le lanceur d'alerte de Notre-Dame s'exprime sur les conséquences de l'incendie

par BATIACTU il y a 6 mois
INTERVIEW EXCLUSIVE. L'ingénieur du CNRS Paolo Vannucci, auteur d'un rapport classé "confidentiel défense" en 2016 sur les risques d'incendie dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, répond aux questions de Batiactu sur les effets destructeurs du sinistre du 15 avril 2019 et sur les possibilités de reconstruction de l'édifice gothique.
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19 réponses à ce sujet
Publié : il y a 6 mois
Tout à fait d'accord sur les types de structures :
Acier au 19ème siècle,
béton au 20 ème siècle
bois au 21 ème siècle.
La charpente bois, avec les méthodes actuelles peut être préfabriquée en atelier sans attendre le moment de la poser.
De plus il serait absurde et dangereux de modifier les descentes de charges (et les poussées) d'un monument qui date de plusieurs siècles
François, ingénieur contrôle technique
Publié : il y a 6 mois
Fantastique comme ce spécialiste du CNRS est prompt à déclarer le lamellé comme solution "écologique" et accessoirement comme une matière "traditionnelle" alors qu'il s'agit d'un composite industriel à base de colle et de bois. Aussi, esthétiquement ça ne ressemblera en rien à ce qui a brûlé en quelques heures. Personne n'ira admirer cette charpente en lamellé, soyez en certain.
Publié : il y a 6 mois
La charte de Venise n'exclut pas les interventions contemporaines, loin de la !

Voir article 9 de cette dite charte;
Publié : il y a 6 mois
Le lamellé-collé peut être employé en tout ou partie et en chêne bien entendu de provenance locale. La production de bois français de bonne qualité est très importante. Ce chantier participera à sa redynamisation et limitera l'exportation.
Publié : il y a 6 mois
Monsieur Jean Meyer, il faut vous renseigner sur les techniques de la filière bois, avant de vous avancer
Publié : il y a 6 mois
ça y est, Batiactu est repris par Médiapart !!! Vous valez surement mieux !!!
Publié : il y a 6 mois
Remplacer la vielle charpente à l'identique est très louable mais quid de la matière première, avant de penser à l'usiner avec des techniques modernes certes très performantes, il faut du temps pour sécher les grumes fraichement prélevées dans les forêts. Et cette étape est chronophage!
Publié : il y a 6 mois
Excellent article de Mr Vannucci .Néanmoins, le bâchage provisoire prévu doit être rigidifié et en tension sur ses extrémités sinon les risques au vent seront catastrophiques . Si les structures hautes des murs sont fragilisées par la mouille, je reste circonspect sur l'effet du poids de la bâche sur ces dernières...Pour finir , 05 ans 07 ans 10 ans ....Attendons les avis des experts pas ceux des contraintes de Paris 2024 .
Publié : il y a 6 mois
Notre Dame en "confidentiel défense" ...
Sérieux ?
Publié : il y a 6 mois
mais détruire les derniers chênes bicentenaires du pays pour reconstruire un phantasme, ça serait plus écologique que du lamellé-collé? Et s'il y a 10.000.000.000d'euros collectés en 2 jours pour la cathédrale, on devrait pouvoir en trouver 5 fois plus en 10 jours pour les 10% de notre population en train de crever de faim.
Publié : il y a 6 mois
Beaucoup trop de plans sur la comète, il est évident qu'une étude très très sérieuse de la structure doit-être entrepris avec rigueur et seul les résultats de cette étude pourra déclencher une ou plusieurs solutions de reconstruction. Même si la charte internationale de Venise (1964) sur la conservation et la restauration des monuments historiques, qui oblige à reconstruire à l'identique, je pense qu'il faut faire rentrer la cathédrale Notre-Dame dans la modernité et je dirais même dans l'hyper modernité à la fois dans le matériaux que dans son architecture avec se formidable chalenge de voir les plus grands architectes du Monde relever un défit qui fera de Notre-Dame un symbole encore plus grand de notre histoire.
Le conservatisme pur et dur pour moi serait une erreur et je me répète et à la vue des sommes fabuleuses déjà récolté, la France doit prendre le pari d'être innovant !!!
Publié : il y a 6 mois
Inspection minutieuse de toute la structure pour en faire un état des lieux et voir si elle a souffert au delà des hypothèses avancées.
Pendant cette inspection, on va peu-être découvrir des solutions "engineering" de cette époque tout à fait étonnante qu'il va falloir analyser et comprendre si on ne veut pas tout casser en fonçant tête baissée.
Question d'harmonie globale comme ils savaient si bien le faire.
Publié : il y a 6 mois
Les vautours planes au-dessus de la dépouille de Notre-Dame de PARIS. Tous les acteurs de la filière construction, ainsi que les architectes veulent leur part du festin. Les pro Bois, Pro béton et pro acier donnent leur avis. les architectes veulent reconstruire ce joyaux avec des techniques et une esthétique plus "contemporaine". Je crois rêver. C'est affligeant de voir cela. Les Français ont fait des dons colossaux pour le reconstruction, et quoiqu'on en pense, c'est par amour de ce patrimoine national presque unique, qu'ils l'ont fait et certainement pas pour que Notre-Dame soit reconstruite de façon plus "contemporaine". Seule la reconstruction à l'identique satisfera les Français. Mes amis architectes, sans vous faire offense, cette reconstruction est l'affaire d'ingénieurs, d'économistes et d'entreprises spécialisées, ce n'est pas un sujet d'architecture. Personne aujourd'hui n'est capable de concevoir une telle prouesse technologique et esthétique, avec les matériaux de l'époque. Par contre la reconstruire c'est possible.
Publié : il y a 6 mois
Monsieur Boudier, ne généralisez pas svp; les architectes n'ont pas tous un ego démesuré; la majorité d'entre eux plaident pour une reconstruction à l'identique qu'impose le bon sens et le respect des auteurs multiséculaires.
Ces mêmes architectes sur-médiatisés qui prônent une modernité déplacée ici seraient les premiers à faire un procès à celui qui aurait le malheur de modifier leur propre "Oeuvre".
Ajouter des équipement techniques - tuiles solaires, sprinklers, etc. - pourquoi pas ? Mais modifier l'âme du bâtiment ...
Publié : il y a 6 mois
Quant au cinéma que l'on nous fait tous les jours à propos des milliards nécessaires pour la "reconstruction" d'un édifice dont il ne manque finalement que la couverture (environ 2000 m²) et quelques éléments de voûte ... j'en reste héberlué.
Le milliard d'euros du premier jour représente 500 000 euros par m² de couverture à refaire - oui bien cinq cent mille euros par mètre carré - sans aucun doute possible de quoi très largement refaire un excellent boulot, avec tous les renforcements utiles d'ossatures, et tous les équipements nécessaires et superflus, à la pointe de la technologie, tous les nettoyages, ravalements, et autres restaurations des oeuvres abîmées.
A l'issue de quoi, à n'en pas douter, il restera quelques millions qui vont vite disparaître dans ... le feu de l'action.
Publié : il y a 6 mois
Je ne suis pas un architecte mais chargé d'étude technique du BTP. Il est urgent de conforter les murs et de les renforcer par des poteaux BA judicieusement incorporés. Pour la couverture et compte tenu des matériaux modernes et performants poutres bois lamellé collé, aluminium et verre construction d'une voute ou dôme transparent laissant passer la lumière. C'est peut être fou mais réalisable.
Publié : il y a 6 mois
@M. BOUDIER : Affirmer qu'une cathédrale "n'est pas une affaire d'architecture", il fallait oser la sortir celle-là !
Affirmer connaitre la volonté des millier des donateurs, il fallait l'oser aussi.

Pour en revenir à la charte de Venise, je l'ai lu, relu, re-relu... et bizarrement je n'ai trouvé aucune référence à cette prétendue obligation de reconstruction à l'identique. En fait c'est même plutôt l'inverse puisque l'article 12 nous dit :
" Les éléments destinés à remplacer les parties manquantes doivent s'intégrer harmonieusement à l'ensemble, tout en se distinguant des parties originales, afin que la restauration ne falsifie pas le document d'art et d'histoire. "

Donc au revoir la reconstruction à l'identique, il va falloir se creuser pour trouver autre chose.
Publié : il y a 6 mois
On a bien affublé le Louvre d'une verrière monumentale en forme de pyramide, pourquoi pas imaginer Notre-Dame avec le dôme du transept garni de verre translucide? Ça pourrait, comme au Louvre, apporter une touche de modernité sans porter atteinte à la sacralité et à la majestuosité de l'édifice.
Publié : il y a 6 mois
Respecter la charte de Venise, la déontologie de la conservation/restauration dont les acteurs travaillent depuis des siècles à établir les bonnes pratiques et mettre un point d'honneur à essayer de faire le mieux possible.
ML
Master II de CRCBG
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