Logement : les niches fiscales ont coûté 18 milliards en 2018

par BATIACTU il y a 6 mois
FISCALITÉ. Dans un rapport publié ce jeudi, la Cour des comptes alerte avec "insistance" l'État sur le coût des dépenses fiscales liées au logement, qu'elle a chiffré à 18 milliards d'euros pour la seule année 2018.
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10 réponses à ce sujet
Publié : il y a 6 mois
Gigantesque travail !
que réalise la cour des comptes. Tristement il ne sert à rien, puisque personne n'est tenu de modifier la politique ou les actions qui conduisent aux dérives. Tout comme il n'y a aucune pénalité pour ceux et celles qui gaspille l'argent et escroque le contribuable.
Comme pour la réforme des retraites.... Il est question des régimes spéciaux des cheminots, des policiers, des infirmières. Mais qu'en est-il des politiques, des Haut fonctionnaires, des journalistes et tant d'autres très privilégié et dont les avantage pénalisent réellement notre équilibre financier .?
Publié : il y a 6 mois
Interressant mais il me parait tout à fait abusif de parler de Niche fiscale en ce qui concerne la déductibilité des gros travaux sur les revenus fonciers!
C'est comme si un commerçant ne pouvait déduire la valeur de ses achats de son revenu fiscal!
Ces abus de langages sont tout à fait préjudiciable à la sincérité et la crédibilité de ces analyses.
Dommage!
Publié : il y a 6 mois
C'est bien dommage que le rapport de la cour des comptes n'ait pas fait partie intégrante des pistes d'économies du grand débat si cher à notre président.
Publié : il y a 6 mois
l'amalgame entre TVA à taux réduit , notamment et niches fiscales, est inapproprié
La TVA qui n'est pas un impôt mais une taxe ,finit toujours par être payée par le consommateur in fine, c'est une taxe sur les produits de première nécessité en ce qui concerne le logement. Par contre, il n'est pas fait mention de la "défiscalisation" qui permet aux plus gros des petits investisseurs des gains substantiels dans l'investissement locatif: cette défiscalisation outre qu'il n'a pas été démontré qu'elle fasse baisser les loyers, constitue un supplément de rente FONCIERE , l'ennemi n°1 de la construction. Ainsi on continue à prendre aux plus faibles pour donner à ceux qui ont déjà...
Publié : il y a 6 mois
@ Jean-Claude Joseph
La défiscalisation dont vous parlez est essentiellement basée sur de l'investissement dans l'immobilier neuf. Quand le particulier achète un logement en défiscalisation, il s'endette sur 20 ans, et il donne immédiatement 20% du prix à l'état sous forme de TVA.
Généreusement, l'état lui rembourse cette somme étalée sur une dizaine d'année. En contrepartie, les loyers perçus sont plafonnés, et les ressources des locataires plafonnées. De plus, 1 logement construit = 1,6 emploi pendant 1 an. Je vous fais grâce des taxes et autres impôts générés par l'activité de la construction.
Si l'Etat accorde ces réductions d'impôt, c'est que le pays a besoin que les particuliers investissent dans le logement, car il n'a pas - et n'aura jamais les moyens - de faire ce que font les particuliers dans ce secteur d'activité.
Donc , s'il vous plait, arrêtez vos jérémiades d'un autre temps sur les riches qui profitent et qui prennent aux pauvres ! C'est exactement l'inverse.
Mais pour le voir, il faut enlever ses œillères, et accepter le fait que l'investissement est générateur de richesse, pour tout le monde, et pas que pour "les riches" que vous semblez haïr on ne sait pourquoi...
Publié : il y a 6 mois
certes l'investissement est générateur de richesse,mais ce que je dénonçais, c'est la taxation . Il ne s'agit pas de jérémiades , et je me demande qui a des oeillères à ne pas comprendre que la taxe est de nature féodale, contrairement à l'impôt
dont l'objectif est la répartition. Sur le point précis des taxes sur la construction, vous avez pu constater le bien qu'a fait à l'économie la baisse de TVA sur la rénovation après la tempête de 99, cette baisse a immédiatement et jusqu'à sa disparition progressive, créé près d'un million d'emplois. cqfd. Mais lorsqu'il s'agit d'un "cadeau fiscal" , les lois du marché font qu'il ne profite qu'à la rente foncière ( et à quelque locataires pendant une durée inférieure à celle de la taxation sur les plus-values). Avant de vous enorgueillir d'y comprendre quelque chose, essayez d'avoir une vision plus large, et ne méprisez pas ceux qui pensent.
Publié : il y a 6 mois
L'impôt = répartition ? Quand on sait que 43% des foyers fiscaux ne payent pas l'impôt sur le revenu, c'est étrange comme notion de répartition.
Mais en fait c'est votre terme "cadeau fiscal" que je ne comprend pas.
Dans l'immobilier, quand l'état accorde une réduction d'impôt, c'est pour baisser le coût de l'investissement que le contribuable réalise en achetant du neuf ou en faisant des travaux important. Sans cette réduction d'impôt, investir dans l'immobilier est impensable tellement l'immobilier est taxé. Donc le terme "cadeau fiscal", c'est plutôt de la pommade qu'un cadeau.
Par contre, il est sûr que si il investit sur le long terme, l'investisseur est gagnant. Pas grâce au gain fiscal, mais grâce à l'effet de levier du crédit.
Donc s'il vous plait, arrêtez avec vos "cadeau fiscaux", "rente immobilière" et autres termes péjoratifs de l'époque marxiste. Ce n'est pas la réalité, et ça excite des abrutis tous les samedis depuis 18 semaines.
Publié : il y a 6 mois
juste une précision à monsieur qui confond analyse économique et stalinisme : répartir , il s'agit de répartir les richesses collectées par l'impôt. Ce qui sous-entend que ceux qui ont gagné plus, et ce grâce au travail de ceux qui gagnent moins, contribuent à leur redistribuer une partie suffisante de ces gains. Si autant de foyers fiscaux sont si pauvres qu'ils ne paient plus l'impôt direct, c'est parce qu'ils paient à plein pot les taxes....quelle justice...
Mais je suis d'accord : baisser le coût de l'investissement est un leurre... quand cette baisse de coût favorise l'augmentation du coût du foncier: un attrape-couillons disait -t-on du temps où la pensée primait sur le politiquement correct.Augmentation alliée à un système de taxation qui rend l'investissement immobilier peu attrayant . Ce qui'il faut comprendre, c'est que dans le prix de vente d'un bien immobilier, ce qui n'est pas consacré au remboursement du cout de construction part essentiellement en valorisation du prix du sol et en taxes , avec l'effet de marché qui a contaminé toutes les villes . C'est pourquoi il est urgent, depuis 1945 , de séparer le foncier de l'immobilier, et revenir à l'impôt au détriment des taxes. Ou au moins taxer à 100% les plus-values réalisées sur les ventes de terrain , et au-delà du bénéfice "normal"(à définir) sur l'objet construit, ce qui enlèverait tout intérêt à la spéculation foncière , et rendrait à la construction son statut d'activité de première nécessité.
Le mépris pour les "abrutis" qui demandent plus de justice sociale est certes d'actualité, mais irrecevable.
Publié : il y a 6 mois
J'entend vos arguments, mais on reste encore dans le dogme "plus d'impôt pour plus de justice sociale". Ce type de raisonnement idéologique ne supporte pas la confrontation avec la réalité économique.
Votre exemple : "taxer les plus values foncières à 100%". Et quid des droits d'enregistrement (achat ou succession) ? Quid de la taxe foncière ? Quid de l'IFI ? Quid de l'imposition des revenus fonciers ? Et des prélèvements sociaux qui vont avec ? On retaxe ce qui a déjà été taxé maintes fois ?
L'investisseur, si on le taxe trop, ira placer ses actifs ailleurs, et l'immobilier s'effondrera. Et l'activité économique avec.
Les seules solutions dogmatiques que vous suggérez ce sont des taxes, des taxes, toujours des taxes. Ou impôts, selon vos savants calculs économiques du jour.
Vous m'excuserez, mais ceux qui gagnent de l'argent ne le volent pas, travaillent en général 2 x 35h par semaine, et les matraquer fiscalement est une hérésie économique qui décourage toute initiative et création de richesse.
La France souffre de ce mal, et par vos propos, vous en êtes un des artisans.
Publié : il y a 6 mois
désolé, vous n'avez pas bien lu, le sens de mon intervention du point de vue fiscal est de faire disparaitre les taxes, et réinstaurer une imposition à la haiteur des surplus de gains par raport au gain normal d'un travail normal...
c'est pourquoi à défaut j'indiquais la possibilité d'une taxe qui décourage de spéculer sur le foncier, en attendant que le prix des sols ne soit plus un moyen de s'enrichir, afin que par levier le bâtiment puisse être rémunéré au juste prix.
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