MaPrimeRénov : crispation sur la question du reste à charge

par BATIACTU il y a 1 mois
CRITIQUES. Les ménages les plus précaires seront-ils en mesure de payer des restes à charge de quelques centaines d'euros pour réaliser des travaux de rénovation énergétique ? La question est sur toutes les lèvres en ce début d'année, alors que le nouveau dispositif d'aide MaPrimeRénov vient d'être formellement lancé.
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7 réponses à ce sujet
Publié : il y a 1 mois
Bonjour !
En complément des solutions de financement évoquées dans l'article, il existe dans certaines régions le tiers-financement. Il s'agit d'un prêt dédié à la rénovation énergétique, dont les fonds proviennent de la Banque Européenne et d'Investissement et porté, par exemple en Nouvelle-Aquitaine, par l'Agence Artéé. La recherche de l'équilibre entre les économies d'énergies générées par les travaux et les mensualités proposées est un vrai atout ! D'autant qu'il s'adresse à tous les ménages, avec une condition de performance thermique des travaux élevée. Bref, un outil à la fois puissant et agile qu'il convient de mieux faire connaître.
Publié : il y a 1 mois
Bonjour,
Pourquoi cloisonner les classes sociales à ce point dans l'amélioration de l'habitat ? L'objectif est d'améliorer l'efficience énergétique des bâtiments français, non ?
Puisque l'on veut cloisonner les couches sociales, alors ne devrions nous pas sélectionner les précaires méritants (car il y en a), et les personnes précaires qui refusent de travailler ? Je vois trop souvent des personnes à la porte de mon entreprise (souvent des jeunes qui pourraient travailler) pour tamponner des documents juste pour relancer leurs droits (et qui sont fier de le dire), et j'avoue ne pas avoir envie d'encourager ça. (Il y en a encore un qui est passé ce matin...)
Bref, si je résume, ma lecture de l'article :
- Classe précaire : Je vais acheter un logement en mauvais état car pas d'autres moyens (mais on me laisse l'acheter en l'état), et les impôts de chacun (que je ne paye pas puisque je suis précaire), vont financer mes travaux, peut-être même sans frais pour moi. (Résultat: Logement revalorisé)
- Classe moyenne : Je vais acheter un logement moyen (comme un peu tout le monde), payer mes impôts, et regarder mon logement se dégrader car pas les moyens d'engager des travaux, mon reste a charge n'ayant inquiété personne. (Résultat : Logement moyen, qui n'a plus grande valeur)
- Classe aisée : Je vais acheter un bien évidement déjà en très bon état sans travaux nécessaires. (Résultat : Logement qui conserve en théorie sa valeur)
Personnellement, ça me laisse très rêveur sur le devenir de la grande classe moyenne, donc de la France globalement.
Donc aider : Oui, évidement, c'est ça la France.
Donner : Non, car on doit tous comprendre que la précarité n'est pas un futur envisageable, mais une situation à éviter à tout prix.
Publié : il y a 1 mois
Partisan du bon boulot a tout résumé. une fois de plus, la classe dite "moyenne", ce qui d'ailleurs ne veut plus dire grand chose, est pénalisée sur toute la ligne. Elle paye des impôts, investit souvent dans des logements, fait travailler des entreprises, et n'a droit à aucune aide ou presque.
Publié : il y a 1 mois
Et pourquoi l'état ne prendrait-il pas en charge les frais d'entretien de nos véhicules ?
Publié : il y a 1 mois
A partisan dbb : Vous faites une caricature assez désobligeante de la précarité énergétique. En effet, en province dans ma région, l'immense majorité des foyers en précarité énergétique sont des personnes âgées ou des foyers monoparentaux. Laisser entendre que les gens en précarité sont des feignasses est plus qu'inapproprié (pour rester correct) !!
Par ailleurs, quand je vois les difficultés qu'ont les jeunes qui travaillent pour obtenir un prêt à l'acquisition d'un bien immo., je me demande bien quelle banque prête à un foyer précaire ?
Publié : il y a 1 mois
Pour une fois, il serait pertinent de s'inspirer des initiatives menées avec succès en Afrique pour équiper en lanternes solaires (par exemple) les foyers concernés par l'Aide au Développement. Plutôt que de ces distribuer équipements de manière gratuite et finalement "autoritaire", ils s'est avéré plus efficace de présenter un "package" vente de la lanterne + financement à 100%. Le financement est assuré par le distributeur et son coût pour l'utilisateur est intégralement couvert par l'économie de fuel.
Traduit pour le Reste à Charge (RAC), cela signifie que le distributeur (Engie, Total, etc.) finance intégralement ce RAC et se rembourse en prélevant une partie de l'économie réalisée par le bénéficiaire sur sa facture. En ces temps de taux d'intérêt négatifs et compte tenu du montant modeste du RAC financé, ce financement pourrait être plié en quelques trimestres ... si toutefois les économies d'énergie sont bien au rendez-vous.
Publié : il y a 1 mois
A Pierrick-Th : Je constate votre lecture en diagonale. J'ai évoqué les précaires MERITANTS (cas d'un foyer âgé qui a travaillé ou d'un foyer monoparental qui travaille), puis, ceux qui ont pour projet d'être à charge de la société.
Je constate qu'il est difficile pour certain de regarder les choses en face. Un foyer à faible revenu est un foyer MERITANT. Un foyer dont les seuls revenus sont les aides de l'état ne l'ai pas nécessairement, tout dépend de pourquoi et comment ce foyer en est arrivé là.
Autre sujet, il ne suffit pas pour un jeune de travailler pour obtenir un prêt bancaire, il faut d'abord avoir bâti une situation financière permettant d'assumer l'acquisition, et ça, ça se construit avec les années... car il faut un reste charge correct après échéances, pour se voir prêter de l'argent par une banque. Et ce n'ai pas l'artifice du prêt a aux zéro qui arrange ça, car il faut bien rembourser le capital et les assurances !!! Je n'imagine pas choquer en estimant qu'il faut déjà avoir travaillé quelques années pour envisager de ce lancer dans une acquisition immobilière.
Par ailleurs, si la France se souci à ce point des propriétaires en précarité énergétique, c'est tout de même bien que les banques leurs prêtent l'argent, sinon ils ne seraient pas propriétaires occupants ou propriétaires bailleurs !!! Car c'est de ça que traite cet article pas des locataires.
Une piste financière : certaines banques ne participent elles pas activement au développement de cette précarité énergétique, en acceptant de placer des personnes a trop faible revenus comme propriétaires (avec souvent des travaux induits obligatoires), via des prêts de très longues durée comportant un pourcentage effarant d'assurances ?
On peut même se demander s'il ne faudrait pas plutôt obliger ces banques en les a participer au frais de rénovation énergétique nécessaires aux logements acquis si l'emprunteur n'a pas ou plus les moyens. Enfin... je m'égare navré, mais je pense qu'il faut aller chercher l'argent là où il est, et pas dans les fonds des poches des ménages qui souvent tirent déjà la langue au quotidien !!!
En même temps, l'avis de M. Le Borgne est également une piste a explorer.
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