Notre-Dame: le Gouvernement lance une opération massive de formation d'apprentis

par BATIACTU il y a 6 mois
PATRIMOINE. Les pouvoirs publics souhaitent profiter du chantier de reconstruction de Notre-Dame pour lancer un grand mouvement de formations d'apprentis à la rénovation de patrimoine. Les acteurs du secteur sont partie prenante de cette opération baptisée "Chantiers de France" par le président de la République. Détails.
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16 réponses à ce sujet
Publié : il y a 6 mois
c'est très bien mais
- on aurait pu y penser plus tôt, depuis que les associations du patrimoine le réclamaient, mais qu'il n' avait pas d'argent pour cela
- ce n'est pas en quelques semaines que l'on forme un jeune opérationnel sur un chantier comme cela-là
Publié : il y a 6 mois
Et ben il va être temps 30 ans de perdu
Publié : il y a 6 mois
Un couvreur s'est au mini 15 ans (ardoise., tuile, zinc sécurité, traçage )
Publié : il y a 6 mois
Bonjour, L'idée est très bonne. Cela doit être étendu sur tout le territoire français. Tous les apprentis qui seront formés dans années à venir ou ceux qui sont en cours de formation ne pourront pas tous travailler sur le chantier de Notre Dame. Et les besoins en main d'œuvre sont déjà réels dans toutes les entreprises spécialisées dans le domaine du patrimoine ancien. Il faut que les dons et les financements transpirent vers les provinces. Je ne suis pas économiste mais j'ai une certaines expérience dans le domaine et l'abondance des dons permettrait de lancer des projets partout en France. 1 millions pour chaque cathédrale par exemple. Ce qui permettrait de tisser les savoirs-faire partout sur notre territoire. N'oubliez pas l'aide à la formation des ouvriers qualifiés déjà en poste que nous devons continuer à faire progresser.
Publié : il y a 6 mois
La formation en alternance (apprentissage) est un des leviers pour former et élever nos jeunes. L'idée d'un chantier formation "ouvert" est une excellente initiative en qualité de vitrine de savoir-faire et de promotion de nos métiers.
Publié : il y a 6 mois
Nous avons déjà les Compagnons du Devoir en France, alors pourquoi vouloir aussitôt instaurer un programme qui existe déjà ?
Du reste, quand on voit que Pole Emploi ne valide déjà pas des formations dans les métiers d'arts car non éligible, etc... et qu'il y a donc déjà un potentiel énorme de talents gâchés parce que les fonds de financement pour 80% vont au migrants ça me fait doucement mais amèrement rire !
Publié : il y a 6 mois
Nous sommes pressés, il est urgent de prendre notre temps !

L'improvisation n'a pas sa place dans une telle entreprise et … on commence déjà !

Pour former, il faut des sachants pédagogues, c'est à dire de potentiels formateurs.

Nous avons des sachants (pas en très grand nombre), des pédagogues (les vrais ne sont pas, non plus, très nombreux);

Avoir, dans la même personne, un sachant et un pédagogue est une chose rare … ne serions-nous pas dans le domaine de l'incantation ?

Il ne suffit pas de dire "c'est notre projet !" pour qu'il se réalise, il faut laisser le temps au temps, ne serait-ce que pour disposer des moyens humains.

Un don peut être spontané, un apprentissage, non !!!
Publié : il y a 6 mois
Peu importe le bord ou les convictions tous ces personnages semblent ignorer le sujet.
Nous ne sommes plus au XII, ou XIV siècle.
Redonner de sa superbe et vie à cette "vieille Dame" pourrait s'envisager dans un délai raisonnable, avec l'évolution de toutes nos technologies et notre savoir-faire.
Quel intérêt de reconstituer une forêt iinaccessible???
Publié : il y a 6 mois
L'intérêt c'est que les techniques contemporaines de constructions sont fondamentalement inadaptées pour agir sur ce type de monument qui "tient" par un équilibre subtil des poussées , contrairement à ce qu'on fait aujourd'hui.
Viollet le duc, de Lassus, Espérandieu et consorts commençaient par s'imprégner de l'analyse des monuments de l'époque avant de se lancer dans des ""créations"".
Avant de se précipiter pour reconstruire, il faudrait 1/ faire un audit complet de toutes les structures de pierre car un édifice médiéval est un système auto-cohérent c'est à dire que les contributions de chaque corporation dépendaient des autres, et que la charpente, n'était pas seulement une coiffe posée sur un socle minéral, mais participait à la répartition des forces et servait aussi à étrésillonner les autres structures. 2/ Pour être durable la restauration devra être au plus proche de l'original pour assurer la cohésion de l'ensemble, même si cela doit prendre beaucoup plus de 5 ans: une reconstruction à la va vite réserverait de très mauvaises surprises pour l'avenir. Il a fallu 200 ans pou construire ND. Ce n'est pas l'échelle de temps des constructions de nos jours.
Publié : il y a 6 mois
L'intérêt c'est que les techniques contemporaines de constructions sont fondamentalement inadaptées pour agir sur ce type de monument qui "tient" par un équilibre subtil des poussées , contrairement à ce qu'on fait aujourd'hui.
Viollet le duc, de Lassus, Espérandieu et consorts commençaient par s'imprégner de l'analyse des monuments de l'époque avant de se lancer dans des ""créations"".
Avant de se précipiter pour reconstruire, il faudrait 1/ faire un audit complet de toutes les structures de pierre car un édifice médiéval est un système auto-cohérent c'est à dire que les contributions de chaque corporation dépendaient des autres, et que la charpente, n'était pas seulement une coiffe posée sur un socle minéral, mais participait à la répartition des forces et servait aussi à étrésillonner les autres structures. 2/ Pour être durable la restauration devra être au plus proche de l'original pour assurer la cohésion de l'ensemble, même si cela doit prendre beaucoup plus de 5 ans: une reconstruction à la va vite réserverait de très mauvaises surprises pour l'avenir. Il a fallu 200 ans pou construire ND. Ce n'est pas l'échelle de temps des constructions de nos jours.
Publié : il y a 6 mois
L'intérêt c'est que les techniques contemporaines de constructions sont fondamentalement inadaptées pour agir sur ce type de monument qui "tient" par un équilibre subtil des poussées , contrairement à ce qu'on fait aujourd'hui.
Viollet le duc, de Lassus, Espérandieu et consorts commençaient par s'imprégner de l'analyse des monuments de l'époque avant de se lancer dans des ""créations"".
Avant de se précipiter pour reconstruire, il faudrait 1/ faire un audit complet de toutes les structures de pierre car un édifice médiéval est un système auto-cohérent c'est à dire que les contributions de chaque corporation dépendaient des autres, et que la charpente, n'était pas seulement une coiffe posée sur un socle minéral, mais participait à la répartition des forces et servait aussi à étrésillonner les autres structures. 2/ Pour être durable la restauration devra être au plus proche de l'original pour assurer la cohésion de l'ensemble, même si cela doit prendre beaucoup plus de 5 ans: une reconstruction à la va vite réserverait de très mauvaises surprises pour l'avenir. Il a fallu 200 ans pou construire ND. Ce n'est pas l'échelle de temps des constructions de nos jours.
Publié : il y a 6 mois
Bonjour , Je trouve l'idée intéressante mais il faut commencer dés demain matin à former des jeunes et surtout et enfin ( dommage d'en arriver là pour le comprendre !!!) de revaloriser l'apprentissage . Les CFA sont devenus les poubelles de l'éducation nationale . Il faut reformer maçon , tailleurs de pierre , forgeron , charpentier , couvreur , zingueur , graines d'architectes avec surtout la tête sur les épaules ( et pas avec des idées loufoques comme on en voit tant du style béton -inox ... PAR PITIE UN PEU DE RESPECT POUR LES VRAIS BÂTISSEURS !!! ) et tant d'autres corps de métiers que j'oublie certainement ( exploitation forestière - scieries ... ) . Il est inconcevable de mettre du béton sur un tel monument ! on doit respecter la construction à l'identique avec des moyens et techniques modernes ( grue - informatique .... ) . "La forêt" de Notre Dame doit être replantée !!! Non aux concours d'architecture tous plus fous les uns que les autres . La flèche doit être refaite comme elle l'était ! Je suis un professionnel de la restauration et surtout un amoureux du patrimoine . Il n'est pas envisageable de mettre autre chose que ce qu'il y avait . Ce n'est pas les moyens qui vont manquer , donc effectivement faisons de ce grand malheur , un espoir pour les jeunes du bâtiment , redonnons à la France toute sa grandeur par rapport à son savoir faire . Qu'est ce qu'e j'aimerai participer à un tel chantier et transmettre mon savoir-faire !!!!
Publié : il y a 6 mois
Donner un délai, définir un projet précis, tout planifier (en se gourant) pour une cathédrale c'est en occulter l'essence principale. L'archi (et sa MOA) qui lançait le projet savaient qu'ils n'en verraient pas l'achèvement, et il n'est pas sur qu'ils visaient un "achèvement". Ils lançaient un "truc" sur l'avenir à très long terme, où chacun (des acteurs) apportait une pierre à l'édifice, en améliorant l'existant et en s'adaptant positivement à ce qu'il rencontrait. Et la Cathédrale n'était jamais finie. Elle était le sujet où chaque acteur s'exprimait, trouvait un projet de vie et s'y impliquait corps et âme. En cherchant, en plus de son ouvrage, à ce que les "ouevreurs" suivants puissent l'améliorer sans le dénigrer, quand il "irait chez le bon dieu" (dans la culture d'alors). Un peu comme le proverbe qui dit "quand on fait un voyage, l'important n'est pas la destination, mais le voyage" (proverbe énoncé à moi par un archi en plus). Cette dimension, a été occultée dans le projet de rénovation, qui a pourtant flirté avec, utilisant pertinemment l'opération comme thème de formation. Les champions du DD, plus soucieux de laine de verre et de CO2 ont raté le coche. Ce seront les commerces du forum des Halles proche et les réseaux sociaux qui animeront cet esprit solidaire, gratuit et pérenne (?) qui était au coeur des "bâtisseurs". Continuer à construire une Cathédrale n'est pas rénover un monument, mais relancer une dynamique jamais finie.
Plus concret, juste une hypothèse: Un calcul "à la grosse", montre que que les champs électriques induits pas les ondes de téléphonie mobile (valeur max réglementaire), sur 80 m de flèche en plomb peuvent induire, dans le plomb, des densité de courant du même ordre que celles qui "faisaient sauter les plombs" dans les vielles installations électriques. D'où des gouttes de plomb incendiaires, invisible (entre charpente et couverture). Tant que les statues de cuivre court - circuitaient, elles évacuaient le courant induit, en leur absence, le plomb les a évacués, en fondant. Ce calcul a de plus négligé l'effet de peau (pourtant réel à ces fréquences) et a considéré des champs électriques "limite légale" (60 V/m), or à cette altitude, ils sont sans doute plus élevés.
(densité calculée "à la grosse" = 2 A/mm²)
Publié : il y a 6 mois
je respire, moi qui ne croyais plus en rien, je suis heureusement surpris de voir que des professionnels éclairés s'annoncent et dénoncent des pièges dans lesquels les contemporains tombent animés par le profits et l'orgueil. En effet ce symbole de notre dame, peut donner l'occasion de redistribuer des cartes, de revoir les conceptions et les considérations des métiers manuels dont leurs valeurs sont bien gardées et sauvegardées par certains depuis le moyen age voir plus loin encore. Tout n'est donc pas perdu. Car les savoirs sous la pression intellectuelle et économique sont en grave danger, des pans entiers de transmissions et retransmission des règles de l'art sont en péril au milieu de cette jungle qui ne mise que sur du virtuel et de l'éphémère alors que nous bâtisseurs ne connaissons que peu la décennale, nos pierres par exemple traversent des siècles, et c'est notre seule vraie garantie du patrimoine matériel et immatériel humain, qui dit en passant sous aucun prétexte ne doit être ébranlé, la est notre devoir sacré, notre mission et je n'ai pas peur des mots. Bien à vous art2pir
Publié : il y a 6 mois
Avec la gueule, le gouvernement veut faire beaucoup de choses, mais le résultat est toujours un désastre.
Publié : il y a 6 mois
La plupart de nos dirigeants ont apparemment un souci avec la notion du temps nécessaire à la formation et a la bonification des excellents bâtisseurs ou encore à la reconstruction d'un tel édifice. Ces personnages sont prêt à tout pour finir (bâcler) le travail et ils ramènent la durée de l'ensemble des actions à accomplir à celle de leur mandat.
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