Polémique sur la maison individuelle : les architectes réagissent

par BATIACTU il y a 3 mois
RÉACTION. Les réactions sont nombreuses à la suite des propos de Julien Denormandie sur le marché de la maison individuelle. Au lendemain des déclarations, Régis Chaumont, président de l'Union des syndicats français d'architectes (Unsfa), a répondu à Batiactu .
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6 réponses à ce sujet
Publié : il y a 3 mois
Vaut il mieux construire en centre ville qu'à sa périphérie ? Oui, c'est mieux sur le plan de la préservation des sols cultivables et/ou des forêts. Mais ce n'est pas l'idéal par rapport à la lutte contre le dérèglement climatique ! L'idéal, ce serait de recenser toutes les surfaces de bureaux ou de logement inoccupées et de prendre des mesures pour les occuper mieux ! La rénovation thermique est nécessaire et préférable à la 'déconstruction' et reconstruction même en centre ville ! Et la solidarité inter-générations est à développer pour que les personnes âgées ne restent pas seules dans des logements devenus trop grands pour elles ! Loger jeunes et anciens est formidable pour éviter de construire et de polluer, créer du lien social, obtenir enfin de la location bon marché.
Publié : il y a 3 mois
Attention aux "y a qu'a" faut qu'on" et idées générales. S'il est clair que l'on ne revitalisera pas les centres villes en subventionnant les constructions en périphérie il faut bien définir ce qu'est une ville par rapport à un bourg un village, s'interroger sur ce que l'on appelle la vie dans la cité selon sa taille. En cout global sociétal construire en périphérie des villes coute cher, encore faut-il l'apprécier.
Quand on cite la consommation de l'espace rural, il faut aussi tenir compte des friches rurales que l'on voit ici ou là et admettre que le propriétaire de cet espace rural est en général vendeur sans contrainte. A l'époque mondialisée évoquer feu l'aménagement du territoire sous entend un minimum de précision. De quel territoire parle-t-on? local? régional? européen...? Derrière ce type d'approche il y a des transferts financiers qu'il faut apprécier à l'échelle pertinente qui toutes les chances de ne pas être unique. Pas facile tout cela.
Publié : il y a 3 mois
le vrai problème de fond qui n' est pas abordé est celui de la nouvelle civilisation à formuler et à mettre en œuvre pour tenir compte des mutations technologiques , sociétales , des comportements , de la mondialisation etc...ce n' est qu' après que l' on pourra dire : "LA " solution est les mégas pôles " ce que je ne pense pas du tout , voir le concept de HQE Haute Qualité Sociétale que j' ai développé ou sur google : mumbach le moniteur , ou mumbach var matin ; ou www.labelhqs.org , l' avenir est la revitalisation des territoires et le retour à la nature à la sauce fibre optique , le tout numérique et l' IA à forte dose...les mégas pôles sont obsolètes car beaucoup trop artificiels et coupés de la ,nature grégaire de l' espèce humaine . Méga pôle = égocentrisme , androîsation du tout consommation et prédation mondialisée (concurrence ) sans limite qui annonce la mort du "petit " le big problème est que même ceux qui pensaient être gros sont en fait des nains et à la sortie il ne restera plus que des mégas pôles de consommation uniformisée agrémentée par le smartphone ….
Publié : il y a 3 mois
La maison individuelle en tant que telle n'est pas en cause ; le logement collectif n'est pas un objectif en soi. Ce qui est nul au point de vue urbanisme, pollutions de toutes sortes (automobiles et temps perdus en trajets, isolement de chacun, coût des infrastructures, …) sont bien les lotissements de dizaines, voire de centaines, de maisons individuelles bêtement alignées, telles des voitures sur un parking de supermarché le samedi après-midi. Mais des « collectifs » implantés de la même façon auraient les mêmes défauts (j'en connais dans des « nouveaux quartier » récemment urbanisés, c'est désolant).
Ce sont donc bien les règlements d'urbanisme appliquant un modèle nuisible, sans préoccupation sociale, qui ont provoqué ça. A qui la faute ? A ceux qui se sont emparés de leur création, urbanisme et architecture, sans en avoir les compétences. Ce n'est pas parce qu'on est élu ou qu'on est l'État que la capacité à créer des villes vous tombe dessus comme la grâce sur la tête des apôtres.
Et à qui la faute de cette dérive ? Les architectes eux-mêmes en ont une très large part. Leur désaffection pour la clientèle des « particuliers » - par exemple, à la maison individuelle, justement ! - leur fait renoncer à dispenser leurs compétences en architecture et en urbanisme (qui sont par nature les 2 faces d'une même préoccupation) et donc à être reconnus comme participer de façon décisive à ces règlements d'urbanisme.
Les architectes n'ont pas réalisé que les élus et les décideurs en la matière, ont été ou sont toujours des « particuliers ». En s'en tenant à l'écart, comment s'étonner que ceux-ci nous oublient ?
Publié : il y a 3 mois
Si le fond du projet peut avoir du sens, la question de la revitalisation des centres-bourgs dépasse le frein souhaitable d'un pavillonnaire bas de gamme et sans objectif urbain dont le modèle est dominant. Aujourd'hui la valeur mémorielle de la plupart des bâti de centre-ville, hors secteurs historiques, survalorise ces biens alors même que leur mise à des niveaux d'habitabilité conforme aux attentes minimales actuelles en fond des objets plus onéreux que les terrains nus des pavillonneurs.
l'enjeux se pose dès lors en référentiel fiscal et réglementaire si l'on veut recréer une dynamique, très souhaitable, pour ces secteurs urbains nécessaire à la continuité du faire ville qui donne l'idée d'être "quelque part".
On a beaucoup brassé de vent et de concepts hors sols dans la loi ELAN sans jamais approcher du terrain. Du coup on se retrouve avec des enjeux urbains essentiels oubliés au seul profit d'une démarche financière spéculative. Laquelle sii elle fait la part belle à la promotion contre le social n'apporte aucune réponse aux enjeux de proximité.
Publié : il y a 3 mois
« Quand le bâtiment va, tout va. » Entend-t-on souvent.
Peut-être. Mais va-t-on construire toute la France ainsi ? Bon, c'est peut-être pas pour aujourd'hui que toute la France sera bâtie, mais on peut déjà commencer à se poser des questions avec la phrase ci-dessus.
Sinon, certes, je comprends tout à fait les gens qui veulent avoir une maison avec un jardin.
Ce qui induit cette autre phrase : « Miter le paysage. »
Le problème des gens qui sont contre le mitage du paysage, comme Bernard Maris, dans l'introduction du livre sorti après son décès 2015 (je suppose : Souriez, vous êtes Français ! 2016), s'élève aussi contre les maisons individuelles. Lui, il est content dans son appartement à Paris, et lors des vacances, il a la possibilité d'aller dans au moins 6 ou 7 maisons. Maisons qui appartiennent à je ne sais pas qui. Tout le monde n'a pas la possibilité d'avoir autant de maison à sa disposition pour les vacances. Et pour les gens qui ne peuvent avoir qu'une maison, qu'ils aient droit à une maison avec jardin, me semble un vœu qui mérite d'être défendu.
Donc, il me semble que c'est tout un débat qu'il serait souhaitable d'avoir, peut-être comme le Grenelle de l'environnement, avec toutes les parties prenantes. Constructeurs, habitants, architectes, élus, etc…
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