Que disent les normes de construction pour les balcons ?

par BATIACTU il y a 3 ans
DECRYPTAGE . Alors qu'un balcon s'est effondré samedi soir à Angers, tuant plusieurs personnes, nous avons voulu revenir sur les normes de construction pour les balcons. Précisions.
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25 réponses à ce sujet
Publié : il y a 3 ans
Bonjour,

Dans le cas du balcon d'Angers, tout avait été sans doute calculé dans les règles de la part des bureaux d'études.....

Le choix constructif est par contre plutôt étrange car on peux voir sur les photos que les balcons ont été coulés en reprise de bétonnage, donc surement en fin de gros-oeuvre.......toute bonne entreprise de gros-oeuvre, bureau d'étude ou architecte expérimentés sont frileux de ce choix constructif; la reprise de bétonnage étant un point faible, surtout pour des balcons......

Vu l'emplacement de l'immeuble, la présence de la grue de chantier a du empêcher la réalisation de ces balcons en même temps que l'immeuble.

En deuxième temps, on peux voir que les aciers (sans dire que les sections sont insuffisantes, même si elles le paraissent) sont mals placés et devraient être situés en partie plus haute.....

la suite c'est - goutière qui fuit

- façade exposées aux intempéries et balcon de tête

-rétention d'eau sur le balcon (problème de pente?)

-infiltration d'eau dans la reprise de bétonnage

-corrosion des aciers puis chute du balcons malgré une faible charge

Il faut maintenant trouver les responsabilités, qui seront multiples......(mais l'entreprise de gros-oeuvre en tête quand même).

Je ne suis pas expert en bâtiment, mais conducteur de travaux en gros-oeuvre et connaît très bien les conditions de chantier de ce genre de constructions, donc je ne pense pas être loin de la vérité.

Salutations,
Publié : il y a 3 ans
Le commentaire précédent a parfaitement raison.

Il n'y a aucune obligation d'étanchéité pour les balcons débordants, ce qui favorise les infiltrations d'eau dans leur structure et la corrosion des fers d'armature, surtout au point d'attache.

Le premier ravalement prévoit souvent de réaliser cette étanchéité, mais cette option n'est pas toujours retenue.

Ne parlons pas des rupteurs de pont thermique qui sont une aberration constructive, mais ici il semble qu'il n'y en avait pas.
Publié : il y a 3 ans
Mon attention est toujours retenue par les immeubles à balcons. Dieu que le geste architectural est beau! Las, que la loi de la pesanteur est dure! Les poteaux ça ressemble trop à des étais! Allez, Messieurs les architectes, osez...toujours plus haut, toujours plus loin...suspendez!
Publié : il y a 3 ans
Au vu des images le système de connexion ne pouvait être que défaillant. Encore une fois travail détaché, recherche du moindre cout, délais irraisonnables, etc tout cela est dans l'ère du temps et de la dégradation de notre excellence Française. Prenons les portes coupe feu 80%sont estimées défaillantes en cas de sinistre, du fait principalement de mauvaises installations ou mauvais mur support, mais en l'absence de police et de contrôles, c'est "pas vu , pas pris" en attendant le prochain sinistre majeur et dramatique.
Publié : il y a 3 ans
......"la construction a été effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l'art"......

NON, NON et NON, les photos montrent bien que rien n'est respecté :

- Armatures supérieures inexistantes,

- Armatures mal positionnées et celles du bas repliées vers le haut pour "palier" au manque d'armatures supérieures, où sont les règles de l'Art ????

Etc...etc....

Cet accident ne remet en rien en cause les constructions de balcons, mais remet en cause les qualifications de certaines entreprises.
Publié : il y a 3 ans
Calmons nous et attendons les résultats de l'enquête avant d'accuser qui que se soit. C'est un accident grave et il y a souvent plusieurs causes pour ce type de sinistre.
Publié : il y a 3 ans
Irrespect des processus au profit d'un budget global associé à des surfaces locatives et adjudication basée sur la seule offre de prix, Pénalités de retard intempestives, absence d'encadrement ou encadrement insuffisant, Architecte ayant une mission limitée au permis de construire ou une mission de chantier au rabais, Ingénieurs structure absents du chantier ... sont autant de causes à ces sinistres.

Je ne doute pas qu'une nouvelle loi viendra s'ajouter au mille feuille que plus personne n'est en capacité de lire parallèlement à sa journée de travail, toujours plus chargée. Alors se développent les professions juridiques, les contrats d'assurance, la déresponsabilisation générale.

Le pire : dans les procédures de rénovation des centres anciens, l'Etat finance jusqu'à 50% ce type de travaux sans autre garantie que celle de la présence d'un Architecte n'ayant souvent que deux options ; celle de fermer sa gu ... ou de démissionner.

Philippe COMMUN
Publié : il y a 3 ans
."la construction a été effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l'art"......

On croit rêver lorsqu'on lit ces propos d'un irresponsable. Si cela était le cas, il n'y aurait jamais eu d'accident mortel.

Une seule réponse qui se doit judiciaire et exemplaire, prison à perpétuité tant pour l'architecte, le promoteur et tous les intervenants en la matière.

Quoique qu'il s'en défende, le bâtiment et l'immobilier français dans tous ses domaines regorge toujours trop,en son sein, de personnages véreux,corrompus etc... dont le but est uniquement de s'enrichir rapidement et le plus possible, quelque en soit les conséquences, sachant pertinemment qu'avec 1 bon cabinet d'avocats partageant la même pensée que leur clients, ils s'en tireront avec peu ou pas de sanction d'une justice désuète etc....
Publié : il y a 3 ans
Guillaume Marchand, je me suis fait exactement les même réflexions que vous... ferraillages supérieurs insuffisants, infiltrations d'eau (ce balcon est le dernier et non protégé). Béton coulé après coup, avec les fers en attente. Il faudrait à l'issue de la procédiure communiquer sur les causes afin que les divers acteurs du bâtiment changent leurs pratiques. Après cela il faudrait également s'occuper des visites de contrôle sécurité incendie des ERP 5e catégorie...
Publié : il y a 3 ans
Qui est responsable : 2 possibilité, le maître d'oeuvre ou l'architecte. Qui a choisi les entreprises ? Qui contrôle les travaux et les certifie ?

Après, cest à la justice de faire sont travail et en France, nous avons la chance d'avoir des gens compétents et généralement juste dans leurs jugements.
Publié : il y a 3 ans
Une dizaine d'étudiants se trouvaient ... ou une dizaine d'étudiants se trouvait... mais il manque le s à étudiants
Publié : il y a 3 ans
de nouvelles normes avec un s, des diagnostics... relisez-vous !
Publié : il y a 3 ans
De plus il faut tenir compte du poids du béton faisant en gros entre 2/2,5tonnes le mètre cube.

Un balcon d'1m de large et 3mêtres de long avec 10 cms d'épaisseur pèse environ 600/700kgs. A ajouter avec le poids des personnes en bout de la fleche. Les balcons en flèche est un sujet à bien étudier par les bureaux d'études. Avant, 1 ou 2 personnes étaient sur des balcons, maintenant ce sont des groupes de plusieurs personnes qui peuvent occuper tout la plate forme du balcon.
Publié : il y a 3 ans
Un balcon n'est pas un plancher comme un autre. Le calcul de résistance eSt comme celui d'une flèche de grue dont la flèche ne doit pas casser à la jonction de la tour sous le poids d'une charge en bout de flèche. Sur un balcon avec 10/15 personnes c'est près d'une tonne surtout si la majorité sont sur les rembardes ou proche. Il faut que la jonction balcon/immeuble résiste au couple de force statique qui peut être de 1000kgs/M.

Faut suffisament de bons acier d'accrochage et aucune humidité qui vient corroder cet acier ainsi qu'un bon ciment peu sensible aux intempéries.
Publié : il y a 3 ans
Le balcon n'a manifestement pas été feraillé. On est en présence d'un balcon collé. Ce processus à bénéficié d'une autorisation provisoire du cstb, qui n'a pas été validé, 5 ans plus tard, à la suite des essai menés par cet organisme. Problème : plus de 100 000 balcons ont été construits sous ce régime provisoire. Et depuis la chute médiatique du balcon de Santini, en 2007, nous savons que ces balcons subissent des infiltrations qui, à la longue, les désolidarisent de la façade sur laquelle ils ont été collés. Je croyais que des mesures de consolidations avaient été ordonnées pour tous les balcons de ce type. Les responsabilités sont, pour moi, autant morales que réglementaires. Le maître d'oeuvre, depuis la chute du balcon de Santini, sait que le régime provisoire qui lui a permit d'économiser l'argent du ferraillage est : - 1) non durable dans le temps; 2) et règlementairement non valide, puisque l'autorisation provisoire a été rapportée.
Publié : il y a 3 ans
Tout simplement inconcevable, tant sur le plan technique que celui du bon sens, de laisser construire en "reprise de bétonnage" une dalle de béton 100% en "porte à faux". Certains ont du trouver leur diplôme d'ingénieur dans des pochettes-surprises....!

Hélas 4 morts et certainement au moins autant d'handicapés à vie.

Et combien de balcons de ce type à contrôler et tester ?
Publié : il y a 3 ans
Bonjour,

Sans être des experts de ce domaine en particulier, nous rejoignons l'ensemble des commentaires précédents. Car il ne faut vraiment pas sortir de Polytechnique pour se rendre compte avec simplement du bon sens, qu'effectivement ce type s'assemblage ne pourra "tenir" (sur du long terme), surtout si des aléas extérieures (ex. pente du balcon pour évacuer l'eau pas suffisamment respectée) viennent encore se rajouter ...

Les normes sont une chose, leur compréhension, leur mise en oeuvre, ET LEUR VÉRIFICATION une autre ...

Quel gâchis ! Notre plus grand soutien aux familles ...

En espérant aussi que la justice fera aussi son travail, nous doutons parfois !
Publié : il y a 3 ans
Voir les commentaires de l'article , tout constructeur , archi , bet , Bcontrol , entreprise , savent que le propre du béton armé , est d'être renforcer dans ses zones tendues , or un balcon travaille à l'inverse d'une dalle sur appuis ; la dalle du balcon travaille en porte à faux , soit la partie haute de la dalle est tendue , les aciers sont donc à disposer en partie haute de la dalle et non dans le bas de la dalle , -les photos du sinistre données dans la presse , indiquent aucune présence d'acier en partie haute de la dalle du balcon ??? Quid , et même une insuffisance de section d'acier présente ... cas de sinistre tout à fait classique d'un balcon ba , il faudra faire une radioscopie des éléments béton existant , afin de vérifier les calculs et plans , sur des erreurs soit de conception , ou d'exécution ...? JL ROMMELAERE www.rommelaere-expert.com
Publié : il y a 3 ans
Il y a aussi l'effort tranchant T qui intervient en Maxi au droit du balcon à l'aplomb de la façade , un ferraillage est impérativement prévu à cet endroit fragile , pour cet effort T particulier et important car , T = le poids du balcon + les charges ... les sections d'acier en chapeaux doivent être bien mis en place , et bien calculés JLR
Publié : il y a 3 ans
J'en étais reste au ferraillage aussi important devant que derriere et balcon coule en même temps que la dalle
Publié : il y a 3 ans
au moins on ne pourra pas incriminer les rupteur de pont thermique apparament il n'y en avait pas ?

au dela de l'aspect technique et de la cause du sinistre qui très certainement est multiple une question me tracasse:

combien d'immeuble ont été construit sur ce même modele par les mêmes maitrise d'oeuvre et les mêmes entreprises?
Publié : il y a 1 mois
Je suis ingénieur automobile et lis avec intérêt vos critiques vis à vis des réalisateurs, contrôleurs, calculateurs etc... et s'est sûrement justifié.
Je pense que beaucoup oublient que c'est trop souvent un manque de formation des personnels de terrain: une formation avec des manipulations simples pour montrer pourquoi il faut mettre les ferrailles en partie haute sur un balcon mais en partie basse sur une poutre de soutènement, pourquoi il y a risque d'entrée d'humidité sur le dessus qui travaille en extension.
Je m'interroge, moi qui ne suis pas du métier, pourquoi ce montage n'utilise t il pas de ferrailles précontraintes afin que le béton du dessus soit lui aussi en pression.
C'est comme les murs de soutènement de terre j'en vois beaucoup qui sont verticaux alors que la pression n'est que d'un seul coté et 10 ou 20 ans plus tard, tout est par terre et l'on recommence à l'identique...
Je ne parle pas des briques creuses posées avec 2 cm de mortier créant autant de ponts thermiques qu'il y a de joints dans ce matériau performant en tant que tel mais ramené au niveau d'un parpaing ainsi posé.
Formation, formation, formation, vous dis-je...
Publié : il y a 3 semaines
Bravo D. Guerin ! Faut trouver la réponse -juste- chez un ingénieur automobile! L'ingénieur Aéronautique donnera la même explication par la mécanique des fluides. Aile - balcon - rupture
Publié : il y a 3 semaines
Aucune défense possible: normes, qualité, et se défausser sur les bureaux de contrôles : « participé avec d'autres sociétés du bâtiment à la construction de l'immeuble en cause" et ajoute que le "procédé utilisé pour cette réalisation - qui remonte à 1998 - ne présente strictement aucune originalité et la construction a été effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l'art, et sous le contrôle des personnes chargées de vérifier la qualité de ce type d'ouvrage."
Où sont les « Gars du Bâtiment »? Combien de réunions de chantiers, ne se passent QUE dans le bungalow prévu au plan PGCsps à vérifier si les casques sont en nombre, les WC installés. L'architecte dans ses rêves, l'entrepreneur au téléphone et les BET tamponnant des plans. Qui a vu le coulage des Gars!
Les balcons ne pouvaient que se « casser la gueule ». Triste preuve.
Publié : il y a 3 semaines
Je le rappelle: je ne suis pas du métier, mais j'ai fait les plans de 2 maisons que j'ai ensuite fait construire. J'ai alors rencontré les "gens du métier" et les ai interrogés:
- quelles sont les dimensions des fouilles des fondations? la largeur du godet de la mini pelle.
- et leur profondeur? comme la largeur.
- et les dimensions d'une poutre de 4 m de long? 40 cm et de 5 m? 50 cm et ceci quelle que soit la charge portée? oui.
- et où met-on les ferrailles, en haut ou en bas? loin des bords pour que ça ne rouille pas.
- et combien de ferrailles? 4, mais si vous voulez, j'en rajoute 2.
- à l'architecte qui avait fait les dessins de réalisation et suivait les travaux: pourquoi ce mur qui ne sert à rien? Je ne sais pas, mais s'il n'y en a pas besoin, la maçon ne le fera pas. (et son chiffre d'affaire? il l'a donc fait)
- pas de poutre pour supporter la charpente, on en rajoute une et même une autre ailleurs où il n'y en a pas besoin.
- un angle de 35° devenu 45° au sous sol faisant que l'élévation à 35° est en porte à faux.
- toutes les fenêtres 1 rang de parpaings trop haut, un coup de masse et ça repart.
Tout cela dans la première maison.
Pour la 2°, j'ai tout dessiné avec des cotes multiples de 50 cm (parpaing) et des angles droits.
Tout bon du premier coup.
Il me fallait juste m'adapter au niveau du métier...
Rassurez vous, j'ai vu des conner..s presque aussi grosses dans l'automobile...
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