RE2020 : l'arbitrage en faveur de l'électricité semble se préciser

par BATIACTU il y a 1 mois
ELECTRICITE. D'après des informations obtenues par Batiactu , les pouvoirs publics auraient tranché sur deux arbitrages lourds de conséquences pour la future réglementation environnementale 2020 : le facteur de conversion en énergie primaire pour l'électricité et le contenu carbone pour le chauffage électrique.
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16 réponses à ce sujet
Publié : il y a 1 mois
Et pourquoi ne prend en pas en compte la production effective d'électricite solaire, plutôt qu'un artifice de calcul qui va encore amener a consommer du nucleaire coûteux (11cts le kwh pour l'EPR) , genérateur de déchets dont la dangerosité et l'impossible gestion dans le temps sont avérées, et enfin présentant un facteur risque inacceptable ?
Lobby, lobby,!!!!
Un jour viendra ou nous regretterons ces choix, entre autre au plan économique, car l'électricité française bas prix c'est finie !
Dans moins de 10 ans le prix de l'électricité aura doublé, et l'on parlera de la précarité énergétique., des impayés ..
Mais aussi au plan environnemental, déchets radioactif, sécurité,...
"quelle terre pour nos enfants" ????
Publié : il y a 1 mois
Plusieurs dispositifs législatifs sont fondés sur la valeur 330 kWHep/m2. Changer le coefficient de transformation du kWHef en kWHep pour l'électricité va perturber les objectifs de réduction des consommations (sauf à changer périodiquement la base de ces dispositifs ; ce qui va entrainer de la confusion).
Publié : il y a 1 mois
et le gagnant est ...le bois ou le charbon : ma maison est E en électrique , C en charbon /gaz !!! j'envisage donc de remplacer ma pompe à chaleur air eau par une chaudière charbon ou ... bois et là je passe en A , dans le même temps on encourage l'électrique pour les voitures ! sublime cohérence. NB maison ancienne ré- isolée....
Publié : il y a 1 mois
Comment expliquer que dans la synthèse de l'étude du 08/10/2007 menée conjointement par l'Adème et RTE, le contenu CO2 pour le chauffage électrique se situe, AU MIEUX !, à 180gr/kWh ! Par ailleurs le coefficient 2.58 pourrait descendre réellement à 2.3 si la France avait consacré des efforts conséquents à l'électricité renouvelable, mais voilà, la France est en bas du classement européen et notre conversion réelle est entre 2.7 et 3.
Dès lors, on voit clairement que cette décision est rattachée, non pas à des éléments tangibles mais à des décisions politiques orientée visant à relancer le chauffage électrique direct indispensable pour justifier un projet de 6 EPR supplémentaires.
Publié : il y a 1 mois
réponse à Jean-Paul Lienard :
Vos affirmations sont très étonnantes car le moteur de calcul 3CL, qui définit les étiquettes DPE, avantage outrageusement les PAC et décrédibilise le chauffage au bois en lui infligeant un rendement bloqué à 60% alors même que les chaudières à granulés de bois à condensation dépassent 100% pci.

Ainsi, dans une étude, si j'équipe une épave thermique avec une pac 2 services (chauffage et ECS), j'obtiens systématiquement une étiquette C alors que ce même projet n'obtiendra la même chose QUE SI le bâti a été fortement isolé (menuiseries et toutes parois) avec une chaudière à granulés de bois.

Votre étude a été complètement bidonnée. EN AUCUN CAS on passe en étiquette A sans une rénovation très lourde du Bâti et des systèmes.

nb/ pour le chauffage au charbon, ce n'est pas un sujet puisqu'il représente moins de1% en France !!
Publié : il y a 1 mois
Je souscris complètement aux arguments donnés par Pierrick. Le lobby du nucleaire a encore frappé. Jusqu'où persistera t on dans l'erreur. Et pourquoi ?. Et le contribuable assumera.
Et pendant ce temps edf enr démarche en proposant des installations solaires 2 fois plus chères avec des arguments à faire rêver.
Bravo pour l'ethique !!
Publié : il y a 1 mois
Mais ils ont parfaitement raison ! Et ceux qui se font appeler "écologistes" doivent nous expliquer pourquoi les voitures électriques seraient la panacée alors que le chauffage électrique serait un cauchemar... Pourquoi un moteur de voiture thermique serait à interdire au plus vite et des chauffages au bois à favoriser... La vérité est que produire de l'électricité avec des méthodes industrielles parfaitement contrôlées, y compris des énergies renouvelables est bien plus sûr et moins accompagnés de rejets polluants que des systèmes déportés, individuels, dont la maintenance est souvent hasardeuse. Il y a aussi le terrible bilan du chauffage au bois qui est le plus polluant après le charbon (40 % des particules fines en moyenne en France proviennent du chauffage au bois et ils émettent plusieurs autres polluants nocifs.), surtout dans les conditions actuelles, c'est-à-dire sans retraitement des fumées. Enfin, produire des grosses quantité d'énergie dans des centrales ou avec des barrages n'induit est une activité locale, de l'outil de production à la production, alors que des systèmes déportés comme les panneaux solaire, sont des produits de masse sur lesquels les Chinois sont forcément plus compétitifs. Enfin, le bilan carbone d'énergies comme le bois est problématique. Certains considèrent que leur utilisation comme énergie rejette du CO2 relativement récemment capturé via la photosynthèse. Mais si on ne brûle pas ce bois, ce gaz carbonique n'est pas émis...
Publié : il y a 1 mois
Le débat qui devrait être scientifique et serein, car appuyé sur des chiffres incontestables est pollué par le non-dit du rejet du nucléaire et tourne à la polémique dans laquelle l'invocation du lobbying pro nucléaire tient lieu d'argument scientifique.
Selon l'annexe à l'étude du GIEC de 2014 (IPCC. "Contribution of Working Group III to the Fifth Assessment report" (2014 http://bit.ly/2NYvwig), les valeurs mondiales moyennes des émissions de CO2 du cycle complet sont évaluées à 11g CO2/kwh pour l'éolien ;41 à 48 gCO2/kwh pour le solaire et 12g/kwh pour le nucléaire. Toutefois, pour la France qui tire avantage d'une électricité fortement décarbonée, notamment pour le cycle d'enrichissement de l'uranium, le cycle du nucléaire atteint une valeur inférieure à la moitié de 4 à 5,45 g/kwh selon les sources. (POINSSOT Ch. et al « Assessment of the environmental footprint of nuclear energy systems. Comparison between closed and open fuel cycles »Elsevier Energy 69 (2014) p. 199 211 (http://bit.ly/348CmYd)). En revanche, une telle réduction ne s'applique pas pour le solaire et l'éolien dont une majorité des composants sont importés. En outre, du fait de l'intermittence, la valorisation économique de la contribution de ces derniers est plus faible et décroitrait significativement au-delà d'un seuil de 11% de la puissance installée. (FINON Dominique « Les incohérences de la transition électrique au regard de la politique de transition énergétique », in L'économie du nouveau mix électrique. Les Annales des Mines n°93 p.41 47 janvier 2019.
L'objectif mondial étant de réduire massivement au plus tôt les rejets de CO2, la logique pour la France est donc logiquement de soutenir l'usage de l'électricité qui est de très très loin la source la plus décarbonée, sachant que le gaz naturel dégage 234 g de CO2/kwh et le charbon (pour mémoire) 384 g/kwh.
Dans d'autre pays, comme la Chine, les USA, la Pologne et l'Allemagne, ce serait déjà un progrès extraordinaire de remplacer le charbon par le gaz naturel !!
Publié : il y a 1 mois
Débat polluée sur la question du CO2 et du nucleaire, c'est le moins que l'on puisse dire
Publié : il y a 1 mois
Débat tronqué, c'est sûr, car la question à se poser est la suivante:
Voulons nous mettre en place une énergie propre, non polluante, très peu chere, sans risque technologique ou politique, pérenne sur des millions d'année , acceptable par les citoyens, ou les énergies fossiles ou nucléaires.?
On a pas besoin d'arguments scientifiques aujourd'hui pour prouver la pertinence du solaire, par contre démontrer le bien-fondé du nucléaire ne peut se faire qu'à coup de rapports de x scientifiques qui ne pourront alors faire oublier les quelques "bavures": le surgenerateur, les catastrophes nucléaires majeures, l'illusion sur la gestion des déchets et le coût du démantellement des centrales nucleaires.
Publié : il y a 1 mois
Pour dégager les choix le plus pertinents, nous ne pouvons faire l'impasse d'une réflexion rationnelle, permettant de distinguer les dogmes idéologiques infondés et les biais générés par les intérêts mercantiles des faits scientifiquement établis. Le solaire n'a contribué en 2018 que pour 1,9% à la production d'énergie. Même si c'est une source élégante à l'utilisation, elle ne peut représenter la solution unique remplaçant toutes les autres sources d'énergie.
Evidemment, Idéal est de produire l'énergie uniquement par des processus propres en prenant en compte les cycles complets, sans risques de sinistres, acceptables par les citoyens. Malheureusement, la problématique réelle est bien éloignée de cette vision : Aussi longtemps que nous serons en transition énergétique, nous devront accepter par réalisme de choisir entre des solutions imparfaites, contraintes par le niveau de développement des nouvelles technologies, les limites théoriques infranchissables définies par la thermodynamique et l'acceptabilité sociale des mesures proposées (ou imposées ?). Dans ce contexte, le nucléaire restera en France malheureusement un mal nécessaire jusqu'au moment où il pourra être remplacé par des sources véritablement décarbonées.
Publié : il y a 1 mois
a Jean Berthet ... il serait bon de produire l'intégralité de LA CONCLUSION du GIEC et non pas la partie partielle qui vous arrange.

Vous avez oublié :
"Les bénéfices théoriques que l'énergie nucléaire pourraient apporter dans la lutte contre les dérèglements climatiques sont donc bien trop faibles, trop lents, trop coûteux et trop risqués."

conclusion : Alors que le rapport du GIEC nous oblige à rapidement réduire les émissions, il disqualifie clairement et sans ambiguïté cette production d'électricité.
Publié : il y a 1 mois
Soyons concrets et pragmatiques. En 2018, la contribution nette à la production d'énergie électrique en France a été de 71,7% pour le nucléaire,12,5% pour l'hydraulique, 5,1% pour éolien, 1,9% pour le photovoltaïque, 1,6% pour la bioénergie, 5,7% pour le gaz, 1,1% pour le charbon, 0,4% pour le fioul.
Sachant que les rejets de CO2 sur cycles complets sont respectivement de 5,45 g/kwh pour le nucléaire, 11 g/kwh pour l'éolien, 41 g/kwh pour le solaire, que l'hydraulique ne peut guère être développé, que la suppression du charbon n'aura que des effets marginaux (1,1%) , par quoi faudrait-il remplacer le nucléaire (71,7%) pour ne pas rejeter plus de CO2 qu'aujourd'hui, avec en plus la perspective de doublement de la consommation électrique des ménages, lorsqu'ils seront tous équipés de voitures électriques ?
Publié : il y a 1 mois
réponse a Patrick thermicien,
je reconnais que le commentaire était provocateur.... Il s'agit d'un exemple sur consommation réelle :
Cette consommation concerne une maison ancienne de 140m2 entièrement restaurée en 1995/2000 (toiture, murs, sols, tous les ouvrants) avec les meilleures normes d'isolation du moment. En 2006 installation d'un chauffage par pompe à chaleur air eau, chauffe-eau thermodynamique.
La consommation mesurée (compteurs divisionnaires) chauffage et eau chaude s'établit dans la période 2006-2019 à 100kw m2 an. Ce qui donne un classement en C. Mais compte tenu du facteur 2.58 le classement est E.
Lors du remplacement de la chaudière électrique a accumulation et du chauffe-eau classique, la consommation globale a été réduite de 50%, soit si mon chauffage était plutôt au gaz un classement D…voire C avec une chaudière à condensation.
Publié : il y a 1 mois
Est-ce que les trains partirons à l'heure lorsqu'on n'a ni vent ni soleil (sans compter les grèves)....., je crois qu'EDF a prévu 6 EPR.... ce qui va permettre de rouler à l'électrique (cf déclaration dg de Peugeot - plus de thermique en 2030) ! et ces jours sans vent ni soleil (une boutade bien sur) les Allemands rouleront au charbon ... les Australiens aussi...! Alors, Je me suis équipé en vélo (avec remorque pour le transport) sans assistance électrique....
Publié : il y a 1 mois
réponse à Jean-Paul Lienard : ah ah ah j'en étais sur !
méthode de diagnostic tellement nulle qu'elle ne sera plus autorisée dans l'avenir.
Par ailleurs, un batiment de 140m² qui consomme 100kWh/m² au compteur donc en énergie finale, avec un COP moyen de 2 (50% d'économie) a une consommation réelle de 200kWh/m² ...

Je vous laisse à vos conclusions sur la performance globale de l'ensemble !
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