RE2020 : "Non au chauffage électrique peu performant"

par BATIACTU il y a 5 mois
CRITIQUES. La filière gaz vient de faire savoir sa position au sujet de la future réglementation environnementale 2020 (RE 2020). Pour elle, les textes tels qu'ils sont envisagés favoriseraient artificiellement le chauffage électrique peu performant.
Lire l'article sur Batiactu
26 réponses à ce sujet
Publié : il y a 5 mois
Lobbying, contre-lobbying …
Et si, dans l'hypothèse où ces dispositions favorisaient l'électricité, les français faisaient des choix pertinents et optaient pour des appareillages autrement plus performants que des grille-pains ?
Avec le renouveau du gaz, a-t-on vu refleurir les chauffe-eaux individuels au gaz, à production instantanée, à veilleuse et puisant l'air dans le volume habitable, avec risques de rejets des gaz de combustion dans ce même habitat ?
Non, preuve que la technologie a permis des évolutions et que les utilisateurs les ont adoptées.
Pourquoi seraient plus bêtes avec l'électricité ?

Quid de l'énergie grise et des ressources consommées pour la fabrication et l'installation de systèmes infiniment plus complexes (au gaz) …
N'étant ni pour l'un ni pour l'autre, ni contre l'un ni contre l'autre, je pense qu'il serait bien d'envisager les choses sur l'ACV, fabrication, exploitation, entretien et recyclage compris …
Je pense également qu'il serait bien d'intégrer que les besoins sont de plus en plus limités puisque, contre vents et marées, les performances thermiques des habitats évoluent.
Publié : il y a 5 mois
Pour mémoire, les plus performantes des chaudières gaz le sont encore moins que les grilles pain. Maximum 90 % .pas de quoi pavoiser
Publié : il y a 5 mois
Avec le standard passif déjà possible dans le cadre de la RT 2012, le RE 2020 prévoit que l'ensemble des bâtiments neuf soit passifs dès son entrée en application (juillet 2020 ?). La question du système de chauffage n'aura plus la même résonance, d'autant plus que le bâtiment pourra produire plus d'énergie (avec recours aux sources renouvelables) qu'il n'en consomme en visant le niveau E4 du label expérimental E+/C-. A suivre ...
Publié : il y a 5 mois
Lobby quand tu nous tiens pas les C..... une photo d'une grille pain alors qu'il y a des solutions électriques surement plus performantes que les PAC, chaudière gaz, poële à granules et j'en passe des vertes et des pourries.....
Publié : il y a 5 mois
Je suis écolo et forcément anti nuke et pas fan de l'électricité. Je prêche pour des bâtiments hyper performants, simples et avec des frais de maintenance / renouvellement limités. Néanmoins, dans ce contexte, et avec une centrale PV adaptée, un CE solaire, une vmc DF, je ne suis pas contre le chauffage électrique puisque ça devient de l'appoint ponctuel. Même en réno ! J'ai piloté il y a 5 ans, un projet de réno sur base de maison ancienne en pierres. Aujourd'hui, cette maison (95m²) produit environ 4300 Kw/h / an et consomme environ 2800Kw/h /an tous usages dont chauffage d'appoint électrique. C'est simple, on économise de la matière première (dans un convecteur, il n'y a pas grand chose et c'est recyclable presque totalement). On économise de la maintenance et le remplacement n'est pas pour demain. Bien sûr, ce n'est pas adapté à n'importe quoi.
Publié : il y a 5 mois
Et puis, s'il faut mettre un coef d'énergie primaire, pourquoi pas pour toutes les énergies ?
Publié : il y a 5 mois
Bonjour,
Toujours très étonnant d'entendre et de lire ce genre de débat en 2019... A croire que la profession du bâtiment et celle de l'énergie s'entendent pour laisser planer des doutes. Mais de doutes il n'y a point.
La production d'électricité par des centrales thermiques (à flamme ou nucléaires) a un rendement très mauvais en raison du processus employé pour convertir chaleur en électricité : de l'ordre de 0,3. La construction et le déconstruction des centrales sont très gourmandes en énergie primaire. Les bilans selon les sources d'écobilan (Eco-invent ou CEA) montre que le facteur d'énergie primaire tout compris en analyse de cycle de vie oscille entre 3,7 et 4,2... bien loin du 2,58 qui favorise exagérément l'électricité... Alors que dire de 2,1 ? Mais bien sûr tout change si la production est faite à base d'éolien ou de photovoltaïque - le facteur en ACV est de l'ordre de 1,2 à 1,5. Pourquoi donc vouloir caractériser l'énergie primaire de l'électricité par un seul facteur ???
Sauf que chauffer à l'électricité est une aberration énergétique et environnementale, même à base d'éolien ou de photovoltaïque. Le temps de retour en CO2 de l'électricité photovoltaïque pour chauffer un bâtiment vis-à-vis du gaz est de l'ordre de 15 ans...
L'électricité doit être convoitée pour son usage spécifique, c'est-à-dire pour tout ce qu'elle a d'irremplaçable en lumière, en mécanique et en électronique.
Comment chauffer alors les bâtiments sans elle ? En construisant des bâtiments qui n'ont pas besoin de chauffage tout simplement. La RT2012 a écarté le modèle passif en imposant un contrôle de la température dans chaque pièce, ce qui est une ineptie technique car dans un bâtiment très bien isolé le gradient de température interne est très faible. Que fera la RE 2020 ? Nous verrons si elle fait la part belle à la protection de l'environnement en favorisant le passif et le recyclage de la chaleur ou si elle privilégie les lobbies en imposant pléthore de systèmes techniques consommateurs... comme les pompes à chaleur qui sont sur le plan de l'analyse de cycle de vie des systèmes bien piètres : faible durée de vie, gestion des fluides frigorigène calamiteuse, défaut de fonctionnement pour les besoins les plus important (PAC air/eau) etc...

Pour ce qui concerne le gaz, une maison individuelle de 100 m2 en climat rigoureux soumis à la RT2012 émet environ seulement 0,2 tonne de CO2 par an par habitant... Une passoire énergétique actuelle émet 4 tonnes par habitant, et 18 tonnes par habitant si chauffée à l'électricité, celle-ci provient d'une centrale à charbon.

Le salut n'est pas dans la production toujours plus outrancière d'énergie, mais bien dans sa non-consommation. L'on sait déjà tout, ou presque sur ces questions, mais ces querelles économiques nous éloignent, comme à chaque fois, des intérêts humain, environnementaux et touchant à la biodiversité... On pourra dire que ça fait passer le temps.
Publié : il y a 5 mois
Tout à fait en phase avec vous, Philippe Courtin. Votre analyse globale est très pertinente. Il y a bien des points qui clochent dans la RT2012. A commencer effectivement par la manière dont des systèmes de chauffage sont privilégiés par rapport à d'autres. La RE 2020 continuera t'elle dans le même sens ? Ou bien continuerons nous dans les mêmes chemins douteux. Je me pose la question : au CSTB, est-on incompétent ou complaisant ?
Publié : il y a 5 mois
Toute a fait d'accore avec Mr Courtin et je trouve même que notre gazier national ferait mieux d'étendre sont réseau de distribution au lieu de nous refourguer des pompes à chaleur
Publié : il y a 5 mois
Quand on connait les conditions qui ont conduit la filière gaz à tirer avantage de la RT2012, c'est risible
Publié : il y a 5 mois
Il faudra bien que la filière gaz finisse par comprendre que les chauffages émetteurs de CO2, c'est fini. Du moins dans le neuf.
Publié : il y a 5 mois
Les néerlandais, pays gaziers viennent de décider d'interdire le gaz dans le neuf, les britanniques envisagent la même option les suédois parient sur le couple électricité réseaux de chaleur, les norvégiens sont à l'électricité... Il n'y a qu'en France qu'on continue à tergiverser, alors qu'on dispose de biomasse et d'électricité décarbonée. Quousque tandem...
Publié : il y a 5 mois
France = championne des mauvais choix ?
Publié : il y a 5 mois
Les gaziers font du lobbying, c'est normal : sauf que leurs arguments sont tout à fait malhonnêtes. Déjà, l'introduction du coef 2.58 dès la RT2012 (actuelle) était absurde, car les utilisateurs ne raisonnent jamais en énergie primaire : ce n'est pas la valeur de 2.1 qu'il faudrait prendre dans la RE2020, mais tout simplement 1 !
Ensuite, la "pointe d'hiver" prise ici en otage ne sera plus du tout "carbonée" quand notre mix électrique, avec l'arrêt imminent des dernières centrales au charbon, ne comptera plus que sur son nucléaire et ses EnR électriques.
Enfin, le chauffage au gaz est totalement à proscrire après la COP21 où on a pris conscience de l'urgence d'arrêter les émissions de CO2, mais aussi parce que le gaz est une énergie à risques (cf. les accidents causés par le gaz, alors que l'eau et même le nucléaire que combattent les gaziers avec des arguments fallacieux n'ont jamais blessé personne).
Publié : il y a 5 mois
@Juste antilobbyiste : le réchauffement climatique n'a que faire de l'énergie primaire. Il ne regarde que le carbone fossile. la RT 2012 hier et la RE 2020 demain pérennisent l'usage du gaz fossile dans le bâtiment. Les bâtiments ainsi construits sont durablement incompatibles avec les objectifs de réduction des émissions que vous les preniez en facteur 4 (LTECV) ou en neutralité carbone (SNBC actuelle).
Le raisonnement en énergie primaire qui en plus n'a rien à faire dans une réglementation du bâtiment est le faux nez des anti nucléaires, qui constantant que les bâtiments concus pour être chauffés à l'électricité sont mieux isolés que les batiments chauffés au gaz fossile, et coutent moins cher à la construction (pas de circuit d'eau, pas de chaudière) on poussé pour que l'exigence faite à l'électricité soit 2,58 fois plus forte que celle faites aux autres énergies. C'est une course à handicap, dont le seul perdant est le climat.
Quousque tandem patienta nostra abutere mercatores oleum !?
Publié : il y a 5 mois
Pour ceux qui doutent encore : https://www.government.nl/binaries/government/documents/reports/2017/03/01/energy-agenda-towards-a-low-carbon-energy-supply/Energy+agenda.pdf
page 64 paragraphe 5.2.2 No new gas grids for residential districts under construction
Reducing the use of natural gas as far as possible in existing buildings is already a major challenge. To prevent this challenge becoming even greater we need to ensure that in principle no new gas infrastructure is built for residential districts under construction. New buildings must be near energy-neutral and the remaining demand for heat can in most cases also be met without natural gas. We have the technology to use different, sustainable heat sources for heating. [...] The Dutch government considers it necessary that in principle no new gas grids are built in residential districts under construction. The Gas Act will be amended accordingly. [...] In principle no new gas grids will be built in residential districts under construction.
Publié : il y a 5 mois
Bonjour,
Débat très intéressant. Nous pouvons constater que se mêle militantisme, fond documentaire, histoire de l'évolution des réglementations et semble-t-il positions revanchardes... Pourquoi pas. Mais loin de toute envie de montrer que le gaz est meilleur que l'électricité ou vice-versa, mon propos préalable était bien d'affirmer qu'il est préférable de construire des bâtiments qui ne consomment pas d'énergie, qu'elle soit utile, finale ou primaire. C'est la seule manière de promouvoir un usage des bâtiments à forte valeur ajoutée environnementale. Si le gouvernement des Pays-Bas veut affirmer qu'il a à disposition des sources de chaleur disponibles, autres que le gaz, soutenables (?) dans le cadre d'un développement durable c'est son droit.
Quoi qu'il en soit sur le plan strictement physique des ressources énergétiques durables n'existent pas. L'énergie transférée dans un processus, quel qu'il soit, est assujettie à un accroissement d'entropie qui détruit inéluctablement la ressource énergétique qui a fait naître ledit transfert d'énergie. Ainsi toute énergie dite fossile est destructible, nous le savons, mais toute énergie dite renouvelable l'est également. Sa renouvelabilité, imaginée de toute pièce sur le plan intellectuel, est limitée ; soit par la non renouvelabilité des matériaux et autres ressources qui permettent de fabriquer le convertisseur (la machine) qui transforme une énergie naturelle infinie en une énergie domestique (panneau solaire par exemple) ; soit par son caractère intermittent potentiel comme l'éolien ou le solaire. La non renouvelabilité des composants qui constituent les convertisseurs d'énergie naturelle infiniment disponible en énergie domestiquée fait de ces énergies sur le plan pratique des énergies non renouvelables. Donc deux raisons de comprendre que l'énergie renouvelable n'existe pas : l'accroissement d'entropie durant les transformations, qui accélère le vieillissement de notre civilisation thermo-mécanique, et la non renouvelabilité des convertisseurs d'énergie naturelle en énergie domestiquée.
La règlementation Suisse, par exemple, va bien plus loin que le simple comptage en énergie primaire, puisqu'elle dresse un éco-bilan de la construction, en intégrant l'énergie primaire, les émissions de CO2, mais également les impacts environnementaux du prélèvement des ressources (éco-points), les impacts sociaux économiques et politiques des modes de constructions et des objectifs qu'elle se donne. Les bilans en ACV, vont également plus loin que le simple calcul en énergie primaire, ou en CO2, puisqu'ils intègrent 12 cibles dont la pollution des milieux aquatiques, celle due aux déchets radioactifs, etc... Le comptage en énergie primaire des bâtiment est donc tout à fait pertinent, d'actualité et une marche vers d'autres mesures de l'impact environnemental de leur usage.
Si vous êtes intéressés à ces questions, je vous invite à consulter le livre que j'ai publié : "Pourquoi faire des économies d'énergie". Aux éditions Connaissances et Savoirs. Précision supplémentaire, je n'ai rien à vendre, pas d'intérêt dans une quelconque entreprise. Je m'interroge juste sur ce que je peux proposer à mes contemporains, à la génération qui vient et aux suivantes...
A suivre...
Publié : il y a 5 mois
Bonjour.
Le RT existante ne comptabilise pas ces pollutions. Elles ne sont pas des critères de recevabilité d'un projet. Seuls le sont l'énergie primaire consommée, le CO2 émis, la température de confort d'été, et l'emploi d'une énergie dite renouvelable, plus d'autres aspects techniques.
Pour ce qui concerne l'entropie, je n'en parle pas dans ce livre. Ce sera le cas dans le suivant qui est à paraître très prochainement. Seule l'entropie permet de quantifier l'impact environnemental de nos actions énergétiques. C'est une grandeur, par exemple, qui montre que l'énergie électrique est très mal employée si elle est utilisée pour le chauffage. Elle montre également que la combustion d'un combustible pour chauffer un bâtiment est bien plus destructrice de ressources qu'une géothermie directe ou qu'un recyclage de chaleur. Electricité et gaz sont sur ce point, à presque égalité, de très mauvais vecteurs pour chauffer le bâtiment.
Publié : il y a 5 mois (Édité)
toutes ces considérations sur le second principe de la thermodynamique sont charmantes et ont surtout des vertus de fumigènes.
La vérité c'est qu'un bâtiment neuf chauffé au gaz émet de l'ordre de 10 kg/CO2 par an et par m2 et que c'est insuffisant pour
1- tenir ne serait le facteur 4 prévu par la LTECV
2- a fortiori le facteur 8 de l'ancienne Stratégie National Bas Carbone
3- a fortiori ce qui découlera dans le bâtiment de la nouvelle SNBC et de l'objectif de neutralité carbone.

Un bâtiment à l'électricité sera mieux isolé et émettra moins de 3 kg/an/m2, mais il ne passera pas la réglementation parce qu'on lui demande de consommer 2,58 fois moins que son homologue gaz. Et qu'en moyenne les performances de l'enveloppe d'un batiment chauffé à l'électricité décale de 1 ou deux étiquettes de DPE si on le passe avec une énergie fossile

La RT actuelle favorise le carbone et la future RE n'a pas changé de pied, car ce n'est pas en ajoutant 3 panneaux PV sur un toit qu'on change la donne.

On continue ou on arrête ?
Publié : il y a 5 mois
On continue !
C'est quoi la solution ?
Publié : il y a 5 mois
Bonjour.
Il me semble que la solution est dans tout ce qui amène les citoyens et les professionnels à comprendre stratégies et enjeux et à éviter les pièges communicationnels.
En premier lieu, la RT actuelle ne favorise pas le carbone. En effet elle réduit considérablement les consommations de chauffage des bâtiments neufs depuis son application et par conséquent les émissions de CO2 de l'habitat comparativement aux bâtiments anciens.
Ensuite, La future RE propose une approche bas carbone ; elle ne peut donc pas favoriser le carbone, au contraire.
Par ailleurs, comme je l'ai dit précédemment, le bilan en énergie primaire de l'électricité produite par des centrales nucléaires ou thermique est loin de 2,58. Il est compris entre 3,7 et 4,2.
Opposer l'énergie primaire et les émissions CO2 voudrait laisser penser qu'il faut choisir entre l'une ou les autres. Or l'impact environnemental des bâtiments doit au contraire être étudié avec plus de critères encore que ces deux là - voir l'approche par écobilan - afin de mesurer l'étendue des impacts environnementaux : énergie primaire, CO2... certes... mais aussi biodiversité, déchets radioactifs, pollution de l'air aux particules fines, emprise sur les terres arables, épuisement des ressources, etc.
La seule grandeur qui peut qualifier les impacts sur autant de cibles différentes est l'entropie engendrée par l'usage énergétique. Selon l'approche entropique, chauffer à l'électricité est une ineptie énergétique et chauffer aux combustibles fossiles l'est également, ce qui devrait mettre tout le monde d'accord...
La solution est donc dans la construction de bâtiments passifs avec un minimun de systèmes thermo-mécaniques embarqués et des sources de chaleurs à faible températures.
La vérité, s'il y en a une, est que toute idée doit être confrontée aux quantités réellement en jeu.
Publié : il y a 5 mois
On est bien d'accord ... Et au final, si on n'a pas du tout besoin de chauffage, c'est mieux ! L'ultra passif ? Et surtout des occupants motivés (question de culture, et là, c'est pas gagné)
J'ai quand même envie de reformuler la question : c'est quoi, la solution, à moins de 15kw/h/m²/an de besoins pour le maintien à +19°C (ce qui est un objectif facilement réalisable, sans doute quand même à moduler suivant les particularités climatiques du lieu).
En tout cas, on verra tout de suite que les usines à chauffage complexe, à fort coûts d'installation et de maintenance n'ont pas leur place.
Qu'est ce qu'il reste ?
Publié : il y a 5 mois
"c'est quoi, la solution, à moins de 15kw/h/m²/an"

Beuh ? une maison chauffée avec de l'électricité consommera moins de 50 kWh Ep/m2 par an donc mois de 20 kWh Ef/m2 par an, si vous enlevez les usages spécifiques, vous êtes en dessous de 15 kWh ef/m2/an
La réponse vous l'avez. et peut aller encore plus loin.

Les allemands pourtant avec un mix électrique catastrophique reviennent vers les chauffage électrique, y compris direct pour les passiv Haus.

Enfin l'énergie primaire c'est sympa pour comparer l'utilisation d'une même énergie entre son usage direct (sur place) ou indirect (via une conversion) c'est inefficace pour comparer deux énergies, ce qui compte c'est le coût du kWh produit, pas le coefficient de conversion. Qui tient compte du rendement du PV compris entre 15 et 17 % du de l'éolien qui évolue entre 20 et 35 % ?
Publié : il y a 5 mois
C'est quoi le bilan de l'électricité nucléaire ? Si l'on tient compte de l'ensemble du process : achat, extraction du minerai, transport, transformation, construction / déconstruction des centrales, frais de fonctionnements, gestion des déchets, dommages collatéraux, etc ...
Publié : il y a 5 mois
Bonjour,
Selon les bases de données suisses Ecoinvent et KBOB :
Electricité de centrale nucléaire :
- Facteur énergie primaire complet : 4,21 kWhep/KWhef (>>2,58)
- Emission CO2 : 0,023 kgCO2/kWhef
Electricité de centrale au charbon (production allemande)
- Facteur énergie primaire complet : 3,94 kWhep/KWhef (>>2,58)
- Emission CO2 : 1,24 kgCO2/kWhef
Usage direct du gaz pour chauffage :
- Facteur énergie primaire complet : 1,06 kWhep/KWhef (4 fois moins que l'électricité nucléaire ou charbon).
- Emission CO2 : 0,228 kgCO2/kWhef (10 fois plus que l'énergie électrique nucléaire / 5 fois moins que l'énergie électrique charbon).

L'écobilan - moins de point = moins d'impact environnemental :
- électricité nucléaire : 453 ecopoints/kWhef
- électricité-charbon : 768 ecopoints/kWhef
- gaz naturel pour chauffage direct : 152 ecopoints/kWhef (3 fois moins d'impact que l'électricité nucléaire, 5 fois moins d'impact que l'électricité charbon).

Il faut coupler tout ceci avec les rendements globaux des systèmes pour avoir l'impact en énergie utile, c'est-à-dire issu du besoin :
- PAC : 1,1 à 2,2
- effet joule (chauffage direct) : 0,8
- chauffage gaz condensation : 0,75
Publié : il y a 4 mois
Gérard Student : le réchauffement climatique raisonne pourtant en énergie primaire !!
Nucléaire : quid des couts de stockage sur des centaines de millions d'années ??
quid des risques sur les nappes phréatiques ??
On en parle à la prochaine catastrophe annoncée ... en France à ITER !!!

Philippe Courtin : Pas mieux !!!! BRAVO !!!

Philippe Courtin : la notion d'entropie est difficile d'accès ; pas sur que vous ayez fait une pub super alléchante pour votre livre en commençant par cela !! Quel est votre cursus, svp ? Présentation de l'éditeur : livre de 206 pages de 2016 ; 14 x 1,2 x 20 cm L'énergie est un concept largement ignoré par les gens.
Qui peut se prévaloir de définir ce qu'est l'énergie ?
Comme le dit élégamment Étienne Klein : « De quoi l'énergie est-elle le nom ? » Lors de diverses discussions avec mes étudiants, j'ai pu mesurer à quel point ce concept est mal perçu et très souvent réduit au silence dès lors qu'il leur faut l'exprimer.
Si je questionne l'auditoire qui assiste à mes conférences, je constate que les opinions ne sont guère plus claires.
Nombreuses sont les personnes qui ne lisent leur facture d'électricité que pour la payer, assimilant l'énergie à un chiffre exprimé en monnaie sonnante et trébuchante.
Ceci n'est pourtant que la facturation d'un service rendu par un fournisseur d'énergie à un client. Ce n'est pas l'énergie.
Après des années d'expérience, je me demande toujours comment exprimer moi-même ce concept, c'est-à-dire, faire en sorte que l'idée s'ancre dans l'esprit citoyen. Car c'est bien de cela dont il s'agit.
Discuter de l'énergie en général - des économies d'énergie dans le bâtiment, en particulier, qui est ma spécialité - pour en discuter de manière citoyenne, et agir... Ce livre propose une étude synthétique des économies d'énergie dans l'habitat selon les quatre approches inséparables que sont l'approche financière, l'approche économique, l'approche environnementale et l'approche technique.

Philippe Courtin, pourquoi pensez-vous que la France n'intègre pas la pollution des milieux aquatiques, et celle due aux déchets radioactifs ??? !!!!!
Répondre à ce sujet
RE2020 : "Non au chauffage électrique peu performant"
Menu
×