Rénovation énergétique : "Le coût d'un matériau reflète son efficacité"

par BATIACTU il y a 11 mois
DÉBAT. Profitant de la publication de son Livre blanc sur la qualité de l'enveloppe du bâti, le Pôle de compétitivité Fibres-Energivie adresse une salve de recommandations techniques aux pouvoirs publics, dans l'espoir que la réglementation intègre des aspects considérés comme négligés jusqu'ici. Détails.
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6 réponses à ce sujet
Publié : il y a 11 mois
S'il n'y avait pas encore en toile de fond ce stupide conflit entre les isolants minces et les isolants épais on pourrait dire que le prix d'un isolant est sensiblement proportionnel à son épaisseur. Voir

http://www.infoenergie.eu/riv+ener/guerre-nefaste.htm

Pour un Maître d'œuvre soucieux de son investissement la phrase "Le coût d'un matériau reflète son efficacité" pourrait laisser supposer qu'avec une épaisseur d'isolant 2 fois plus importante on paye peut-être 2 fois plus cher mais on obtient un meilleur résultat qui justifie l'investissement.
Le chiffres prouvent malheureusement le contraire. Particulièrement si l'état antérieur est une passoire thermique non isolée avec des murs en béton ou en pierres. Voir le fichier joint

http://www.infoenergie.eu/riv+ener/client-qui-paye.htm
Publié : il y a 11 mois
Je suis effaré d'une partie de ce que viens de lire.
Un petit florilège :

• traiter les ponts thermiques permettrait de diviser par 3 les problèmes d'humidité décelables … En soi, c'est vrai, les moisissures apparaissent là où l'air peut se refroidir et donc si l'air ne peut pas se refroidir, il n'y aura pas de condensation, donc pas de moisissure, MAIS, il y a un gros MAIS : la teneur absolue de l'eau dans l'air n'aura pas été traitée et, s'il n'y a plus de moisissure, il y aura quand même un inconfort lié à une humidité relative au-delà de la zone de confort (entre 40 et 60%) et, pour revenir dans la zone de confort, si rien n'est fait au niveau du renouvellement d'air, il faudra chauffer plus …
Un pont thermique est une cause de pertes de calories, mais en rien une cause de problème de qualité de l'air, il est un marqueur dans ce domaine, il ne faut pas confondre les choses. Dans ce domaine de l'humidité dans l'air, traiter les ponts thermiques, c'est traiter un symptôme, pas la maladie ! … Très mauvais message pour une mauvaise piste car, ayant cassé le thermomètre, le patient ne saura même plus qu'il est malade (de trop d'eau dans l'air ambiant).

• "Les origines des moisissures peuvent être variées … Elles peuvent résulter d'une mauvaise maîtrise de la vapeur d'eau, de performances passables de l'enveloppe ou encore d'un renouvellement insuffisant de l'air intérieur. Les problèmes d'humidité ne sont donc pas uniquement liés à la qualité de l'air ou à l'isolation."
Non Madame, désolé de vous contredire, les moisissures n'ont pas plusieurs causes, elles sont la conjonction de plusieurs défauts (que vous listez d'ailleurs correctement) : 1) teneur excessive d'eau dans l'air, 2) enveloppe défaillante (au plan thermique), 3° défaut de renouvellement d'air.
Chaque cause, prise individuellement, ne peut générer de la moisissure.

Pour éradiquer les risques de moisissure, il faut limiter la teneur en eau dans l'air à une valeur absolue de l'ordre de 7g par kg d'air. Cette teneur permet d'être à une humidité relative d'environ 50% (très confortable) aux environs de 19° (ce qui, pour rappel, est la température maximale légale en France).
Pour arriver à ce résultat, il faut renouveler l'air ambiant par tout système efficace (dans lequel, n'en déplaise à un grand nombre, on ne peut pas mettre l'ouverture des fenêtres).

Madame, je vous invite à lire quelques articles que j'ai commis sur un média communautaire : Build Green. Je pense que vous y apprendrez probablement quelques trucs simples. Je vous recommande vivement 2 séries : une sur la ventilation - renouvellement d'air, une sur le confort (encore en cours de publication).

Celui qui me semble avoir vraiment la tête sur les épaules est Monsieur Pouget : "… personne ne sait ce qu'est la neutralité carbone … ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir baisser drastiquement les émissions …"
Publié : il y a 11 mois
Je suis effaré comme vous Mr Lefrançois de voir que certains perçoivent les ponts thermiques comme un avantage !!
Publié : il y a 11 mois
pilant des milliers de m² d'ITE en tant que maitre d'ouvrage je peux vous assurer que la qualité de pose est mal maitrisée a plus de 50% des cas, quelle que soit l'épaisseur de l'isolant, s'il est mal posé, le bas blesse
en bardage, c'est pire encore, des joints entre panneaux de laine ou on peut passer une voiture et comme on ne rend pas les pare pluie étanches, l'air froid va jusqu'au mur et condense derrière l'isolant a l'extérieur, encore plus pernicieux !!! etanchéité à l'air à l'intérieur ok, mais cellle de l'isolant aussi sinon à quoi bon ?
Publié : il y a 11 mois
Architecte et donc maître d'oeuvre, je ne peux malheureusement qu'appuyer les propos de Da Lu. Je pense même qu'il y a un certain optimisme à présenter une stat autour de 50% de mauvaise maîtrise des technique de l'ITE!!
Les notions d'encapsulage de l'isolant sont très mal comprises (confusion entre perméabilité à la vapeur d'eau et perméabilité à l'air ne sont que la partie émergée de l'iceberg, cela quand les acteurs ont conscience d'une interaction avec la maîtrise de l'énergie...)
La notion d'énergie grise embarquée n'est pas comprise (encore moins étudiée) si bien que les projets embarquent une quantité d'énergie colossale et pour peu que l'ITE soit réalisé avec la légèreté décrite par Da Lu que je confirme, la durée de vie de cette ITE sera malheureusement inférieure à son temps de retour énergétique!! Bien des projets de bailleurs sociaux, mais pas que, nous le confirment quand nous nous apercevons qu'on nous propose une ré-intervention souvent à peine plus de 10 ans après la dernière rénovation lourde ...
Donc, non seulement le bilan carbone est médiocre voir mauvais (cf. les statistiques nationales énoncées dans l'article) mais en plus, avec le résultat des économies d'énergie qui ne sera pas au RDV puisque directement liés à la réalisation aléatoire des rénovations, les bilans sur les 10 ou 20 prochaines années risquent fort d'être particulièrement critiquable!
Il faut que nous soyons tous attentifs face à cette volonté de marche forcée, à cette massification coûte que coûte. Le nombre n'est certainement pas une fin en soit mais une nécessaire cohérence devant l'urgence, cela à condition de ne pas aggraver la résultante!!! Qui aura le courage de le comprendre puis de le mettre en pratique?
Laurent Raimbault, Architecte DPLG
Publié : il y a 11 mois
> Aux chefs d'entreprise dans le BTP <

J'essaye de comprendre vos besoins liés au recrutement d'artisans-ouvriers. Pourriez-vous m'aider en remplissant ce questionnaire confidentiel svp ?

https://paulpasquier.typeform.com/to/dn2c4W

Merci beaucoup !

Paul
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