La pollution de l'air intérieur

Rédigé le 10/10/2017

Les enjeux environnementaux ont fait évoluer les règlementations vers une meilleure efficacité énergétique et une plus grande performance thermique. Cette dernière implique la chasse aux fuites d’air et une meilleure étanchéité du bâti. Celle-ci ne doit cependant pas être réalisée au détriment du renouvellement de l’air vicié. Pour éviter de subir un air intérieur pollué, le choix des matériaux de construction ou de rénovation est par ailleurs primordial.

La pollution de l'air intérieur

Enjeux de la pollution de l’air intérieur

L’habitat durable passe par une bonne qualité de l’air intérieur. Suite au premier plan santé et au premier Grenelle de l’environnement, un deuxième plan santé a été mis en place en 2009 (PNSE 2) et a réaffirmé cette nécessité en prévoyant diverses actions à ce sujet, parmi lesquelles la meilleure gestion de la qualité de l’air intérieur dans les lieux publics et la prise en compte de ce sujet dans la construction, par la limitation des sources d’émission et une meilleure maitrise des installations de ventilation.

 

Limiter l’émission de polluants : quels matériaux choisir ?

Les matériaux de construction et de décoration sont responsables d’émission de substances chimiques polluantes appelées COV ou composés organiques volatiles qui s’évaporent dans l’atmosphère et participent à l’effet de serre.

 

Le choix des matériaux de construction a ainsi une importance primordiale sur la pollution de l’air intérieur. Depuis 2012, tous les éléments de construction ayant un contact avec l’air intérieur tels que les peintures, vernis, colles, revêtements de sol, isolants etc. doivent obligatoirement être étiquetés et indiquer leur niveau d’émission, ce dernier étant règlementairement limité. Les niveaux varient de A+ à C, la classe A+ représentant un niveau faible d’émission de COV, le niveau C un niveau très fort. L'étiquetage porte sur les COV totaux ou COVT et sur dix composés toxiques par inhalation : formaldéhyde, acétaldéhyde, toluène, tétrachloroéthylène, xylène, 1,2,4-triméthylbenzène, 1,4-dichlorobenzène, ethylbenzène, 2-butoxyéthanol et styrène.

 

Ainsi, afin de minimiser la pollution de l’air intérieur, il est conseillé de choisir uniquement des matériaux étiquetés A ou A+, ce qui permettra de partir sur de bonnes bases.

 

Assurer un bon renouvellement de l’air

Renouveler l’air en évacuant l’air vicié et faisant rentrer de l’air neuf est primordial pour bénéficier d’un confort de vie à l’intérieur des bâtiments. La nécessité d’une ventilation performante est d’autant plus cruciale qu’elle doit tout à la fois assurer ce renouvellement de l’air tout en préservant la performance énergétique du bâtiment.

La ventilation permanente est obligatoire dans toute nouvelle construction. Elle peut être naturelle, par exemple avec des grilles en façades ou bien mécanique. Différentes VMC mécaniques peuvent être installées en fonction des besoins : simple fluxdouble fluxhydro réglable, etc.

 

Les bâtiments plus anciens ne disposent généralement pas de ventilation mais sont souvent moins étanches que les bâtiments récents, ce qui permet un renouvellement de l’air satisfaisant. Les problèmes se présentent en cas de rénovation énergétique. Si celle-ci portant sur l’étanchéité du bâtiment et la performance thermique, elle ne s’accompagne souvent pas de la mise en place de solution de ventilation permanente satisfaisante. Le renouvellement de l’air ne se fait alors plus correctement, ce qui accroit la pollution intérieure, par exemple avec la formation de moisissures, très dangereuses pour la santé mais aussi des légionnelles.

 

C'est une tuile terre cuite plate. Sa forme étonnamment...
Isokorb® KST est un rupteur de pont thermique pour...
Sika ViscoCrete Krono est une solution...

Au quotidien : faire les bons choix

Les occupants de bâtiment, qu’il s’agisse de particuliers dans les bâtiments d’habitation ou de professionnels dans les espaces de bureaux et les EPLE, ont une grande responsabilité sur la qualité de l’air intérieur. Ce sont leurs choix en matière d’équipement et de mobilier qui déterminent le niveau de COV émis. Leurs habitudes ont également un impact majeur sur la qualité de l’air : produits d’entretien utilisés, nombre de cigarettes fumées, bougies allumées etc. L’entretien des bouches d’aération, l’installation de plantes vertes, l’installation de ventilation double flux plutôt que simple flux sont autant de mesures qui permettent de bénéficier d’un air intérieur de meilleure qualité.

 

Dans les ERP : la surveillance de la qualité de l’air

La loi rend obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les ERP mais celle-ci doit entrer en vigueur de façon progressive. Elle concerne :

  • au 1er janvier 2018, les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et élémentaires ;
  • au 1er janvier 2020, les centres de loisirs et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (lycées et collèges) ;
  • au 1er janvier 2023, les autres ERP.

 

Ainsi ces ERP doivent mettre en place un plan d’action sur la qualité de l’air intérieur, une surveillance des moyens d’aération du bâtiment ou de l’établissement ainsi qu’une campagne de mesure des polluants si aucune action n’a été engagée.

 

Ainsi la question de la qualité de l’air intérieur doit être prise en compte à chaque étape de la vie d’un bâtiment, de sa conception à sa construction mais aussi lors de son utilisation par ses occupants ou en cas de rénovation. Pour faire le choix de matériaux limitant la pollution intérieure des bâtiments et mener à bien vos projets de construction eco-durable, vous avez à votre disposition des gammes complètes élaborées par les meilleurs fabricants.

Porotherm R 20, brique de 20 cm d'épaisseur pour mur à Isolation...
par Weser
Élément essentiel de la réussite esthétique d'une façade lorsque...
Menu
×