Les marchés d'application du BIM

Rédigé le 10/10/2017

Passer au BIM est devenu incontournable et permet d’ouvrir de nouveaux marchés. Mais qu’est-ce que le BIM ? S’il ressemble à une onomatopée, cet acronyme est pourtant très sérieux et révolutionne la conception des bâtiments.

Les marchés d'application du BIM

Le BIM en quelques mots

Le BIM est l’acronyme qui désigne le « Building Information Modeling » ou en français la « Modélisation des Informations du Bâtiment ». Il s’agit en fait d’un processus de modélisation graphique 3D qui s’appuie sur la visualisation des projets de construction et permet ainsi d’en optimiser la qualité et d’en rationaliser les coûts. C’est à la fois la maquette du projet, le travail sur la maquette et le logiciel pour la faire mais aussi les données qui doivent y être intégrées. Au-delà d’une application logicielle ou d’une maquette, ce à quoi certains voudraient le réduire, le BIM est une méthode qui concerne toute la chaine de construction, du géomètre à l’entreprise de construction en passant par l’architecte, l’ingénieur ou le maître d’ouvrage.

 

Le BIM permet ainsi, via la réalisation d’une représentation virtuelle de ce qui va être construit, de tester et analyser le bâtiment avant même sa sortie de terre.L’utilisation du BIM se poursuit même après l’achèvement du bâtiment ou des infrastructures, dans la phase d’exploitation.

 

Pourquoi le BIM ?

Bientôt incontournable dans le secteur du bâtiment, le BIM améliore l’efficacité et les performances en permettant de faire les modifications et les ajustements en amont de la réalisation, dès la phase de conception. En effet, cette modélisation graphique 3D permet de travailler jusque dans les moindres détails tous les aspects du projet et d’en fournir une présentation parlante au maitre d’ouvrage.

 

Ainsi, utiliser le BIM permet de valoriser un projet et de se démarquer de la concurrence, à toutes les étapes de celui-ci. Non seulement il permet de fournir des réponses conformes aux attentes des projets et des marchés, mais en plus il offre la possibilité de réagir vite à toutes les demandes de modifications et d’en visualiser en temps réel toutes les implications dans la chaine de construction. A l’arrivée, le BIM permet de faire de réelles économies tout en s’adaptant au plus près des besoins des projets, quelle que soit leur nature.

Si seule une minorité de professionnels du bâtiment est passée au BIM, un grand nombre d’entre eux en perçoivent l’intérêt et pensent s’approprier cette méthode pour améliorer la qualité des projets mais aussi favoriser la communication avec les différents acteurs qui y participent.

Le frein au BIM à l’heure actuelle reste principalement le coût inhérent à l’équipement logiciel et à l’effort tant humain que financier nécessaire pour s’y former.

 

par WESER
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L’ouverture de nouveaux marchés

Le passage au BIM ouvre de nouveaux marchés aux différentes entreprises et acteurs de la filière bâtiment et construction, non seulement en France mais aussi à l’échelle européenne et mondiale. Le BIM est en effet déjà bien implanté outre-manche et outre atlantique, permettant ainsi d’accéder à de nouvelles opportunités sur ces marchés. En France, même s’il souffre de retard, le développement du BIM est inéluctable. Les professionnels ayant intégré le BIM dans leur activité disposeront d’un atout concurrentiel de taille pour décrocher des marchés.

 

Le BIM, obligatoire dans les marchés publics ?

Transposant la directive européenne 2014/24/UE du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics, l’ordonnance du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics et son décret d’application n°2016-360 du 25 mars 2016 a énoncé la possibilité d’imposer le BIM dans les marchés publics.

En effet, la nouvelle réglementation des marchés publics autorise un maître d'ouvrage public à exiger l'utilisation de la maquette numérique : « III. - L'acheteur peut, si nécessaire, exiger l'utilisation d'outils et de dispositifs qui ne sont pas communément disponibles, tels que des outils de modélisation électronique des données du bâtiment ou des outils similaires. »

Ainsi, dès la phase de préparation du marché public, le maitre de l’ouvrage devra déterminer le niveau de la maquette demandée, son objectif et la méthodologie retenue pour l’intégrer dans le projet.

 

Toutefois cette obligation sera assortie de la condition de laisser aux candidats d’autres moyens d’accès aux données du bâtiment si les outils de modélisation employés ne sont pas communément disponibles : « Dans ce cas, l'acheteur offre d'autres moyens d'accès au sens du IV, jusqu'à ce que ces outils et dispositifs soient devenus communément disponibles aux opérateurs économiques. »

Les termes « communément disponible » impliquent que ces moyens alternatifs ne seront plus proposés dès lors que le BIM sera devenu monnaie courante, ce qui devrait en toute logique arriver assez rapidement. Le BIM pourra à ce moment là être réellement obligatoire dans certains marchés publics. Les professionnels ont donc tout intérêt à s’y être préparer avant.

 

Pour passer sereinement au BIM et disposer de l’équipement et de la formation nécessaires à l’utilisation de cette méthodologie révolutionnaire, faites appel aux meilleurs prestataires qui vous proposent des solutions logicielles de méthodes BIM et des accompagnements personnalisés.

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