Le chauffage bois gravement menacé en rénovation ?

par BATIACTU il y a 7 mois
ALERTE. Au vu de récents arbitrages proposés par les pouvoirs publics, les solutions biomasse pourraient se voir nettement désavantagées, voire exclues, sur le marché de la rénovation. C'est Olivier Sidler, de l'association Négawatt, qui l'assure.
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12 réponses à ce sujet
Publié : il y a 7 mois
La qualité d'isolation se mesure bien en consommation d'énergie finale (en W(thermiques)/m².° les m² étant des m² de parois froides et non des m² habitables (pour un thermicien).
Quelque soit l'énergie utilisée. en W thermiques en sortie du moyen de chauffage (ce qui peut faire 2 à 3 fois plus que les W électriques consommés dans le cas d'une PAC)
Une fois quantifié ce besoin thermique (qu'il faut réduire en isolant), il faut se poser la question du "combustible" de chauffage (combustible: bois, fioul, gaz... ou électricité) et enfin dans le cas de l'électricité de l'appareil de chauffage (radiateur ou PAC) cette dernière, plus chère à acheter, mettre en place et entretenir s'avérant plus économique en consommation.
Mieux l'isolation aura été réalisée, plus difficile il sera de "rentabiliser" le surcoût d'une PAC. Ceci restera possible dans une grande maison individuelle mais pas dans un appartement dont les m² de parois froides sont très réduits.
Publié : il y a 7 mois
On ne nous dit pas tout ! : Une PAC a un rendement THEORIQUE de 350% ... mais dans quelles conditions ? Comme les auto électriques qui consomment du 2L / 100 ? Les PAC dès +4°C se mettent à givrer et si vous voulez chauffer l'intérieur il faut chauffer l'évaporateur au coût électrique 100% !!! LAMENTABLE !
Publié : il y a 7 mois
Le contenu de l'article d'Henri Prévot paru dans le journal de l'énergie, n° 644 mai-Juin 2019, sert-il de toile de fond à la proposition des pouvoirs publics ? Celui-ci propose une alternative à l'objectif SNBC d'aligner en 2050 les logements existants sur le label BBC. Alternative qui selon l'auteur reviendrait à diminuer de plus de 1000 € par tonne de CO2 économisé le coût de l'opération. L'auteur propose à cette fin de plafonner la rénovation des logements à la classe D (exprimé en énergie primaire) et de conserver 54 GW de nucléaire à côté des objectifs éoliens et solaires fixés pour 2035 afin de couvrir les 80 TWh supplémentaires de besoin de chauffage. Bref, de l'énergie sans CO2 sur des passoires est-ce une nouvelle lecture de l'Accord de Paris ? Pari risqué ou pari stupide ?
Publié : il y a 7 mois
J'adore les rénovations avec des convecteurs électriques car après la réception de leurs première factures à la sortie d'hivers, nous voyons arriver des futurs clients qui cherchent à baisser le cout de leur chauffage et se tournent naturellement vers la solution la moins chère : LE BOIS.
Continuer à tordre la règlementation n'empêche pas l'utilisateur final de réfléchir.
Après une rénovation normativement contrainte, le propriétaire reste toujours libre de ses choix et viendra naturellement vers une solution bois.
Publié : il y a 7 mois
@Bernard Rostaing-puissant : il ne faut pas raconter n'importe quoi sur les PAC ...
1/ Les rendements des derniers modèles sont supérieur a 350%
2/ a 4 degrès ca ne givre pas, en tout cas pas sur les modèles inverter (95% du marché ) qui ajustent la puissance à la demande ,
3/ le cycle de dégivrage fonctionne en mode inverse ( la pac n'utilise pas une résistance pour le dégivrage comme vous semblez l'indiquer )
4/ Pour finir depuis 5 a 10 ans on a des COP qui restent décents jusque a -15°

Quand on ne peut pas s'équiper au bois et qu on ne dispose que de l'électricité c'est de loin le très meilleur choix. D'ailleurs la majorité des réseaux de chaud et de froid urbain fonctionnent sur des PAC
Publié : il y a 7 mois
Pour Remy P:
Merci de me donner le coût d'installation d'une PAC dans une maison individuelle de 100 m² habitables:
PAC
- circuit d'eau
- radiateurs
- installation
- frais de maintenance et de réparation annuels moyens
Ceci pour évaluer la durée d'amortissement par rapport à des radiateurs avec une besoin de chauffage moyen de 1000 W pendant 6 mois (c'est ma maison RT 2005)
Publié : il y a 7 mois
@dominique Guerin , je ne vends pas de PAC , en 2017 j'ai fais remplacé ma vieille chaudière fuel par une PAC ( 25Kw pour 200m² ) avec un poêle a granulé en appoint pour le séjour ( 60m²) et je ne reviendrai pas en arrière ni sur le confort ni sur le coup d'utilisation ... dans mon cas l'installation à couté 17k€ ( avec eau chaude sanitaire + remplacement de quelques radiateurs fonte par des ventilo convecteur pour rafraîchir certaines pièces l'été ) on trouve moins cher que cela , mais j'ai voulu une installation légèrement surdimensionné au cas ou je réalise une extension.
Il est impossible de vous donner un prix sans expertise préalable ( et d'une façon générale fuyez les entreprises qui font des devis à distance )
J'ai une dizaine de clients qui sont passés en PAC et tout comme moi je peux vois dire que personne ne le regrette.
Quand le budget est limité certaines personnes équipent les pièces principales avec des clims réversibles inverter qui offrent les mêmes performances ( COP superieur à 4 etc ) pour un cout de 1500 à 3000€ par pièce
Le seul gros inconvénient reste le prix de l'électricité qui augmente chaque année à l'inverse du bois par exemple.
Publié : il y a 7 mois
@Dominique Guérin : dans ma maison de 1987, 100m2 et quelques poussières, ma PAC air-air et son installation m'ont coûté 250 euros (oui deux cents cinquante, l'installation je l'ai faite moi-même). A l'étage les radiateurs électriques sont en général tièdes. Comme quoi...
Publié : il y a 7 mois
A 250 €, ça vaut le coup, à 17.000 €, ça ne sera jamais amorti, car, ma maison de 200 m² chauffés, consomme en moyenne 2 kW pendant 6 mois par an soit une facture de chauffage de 1300 €. Si je peux espérer diviser par 2 cette facture, ces 650 € d'économie annuelle ne permettront jamais d'amortir 17.000 € d'investissement sans compter l'entretien et les réparations. Je reste donc avec mes radiateurs électriques radians en pierre.
Merci quand même.
Publié : il y a 7 mois
A l'époque où je faisais des interventions en master "énergétique", j'avais fais un tableau pour une maison BBC de 100m² habitable (loi Carrez), où je donnais les calculs comparatifs des différents types d'installations de chauffage et des différentes énergies disponibles (élec, pac, poêle, etc ...). La majorité des investissements n'étaient pas rentables. Et en calcul sur 20 ans, en intégrant les coûts de maintenance et d'entretien, je vous laisse deviner ce qui venait en tête.
Et plus les bâtiments sont performants en maîtrise de l'énergie, plus l'écart se creuse.
Après, si l'on s'extrait du nombrilisme qui consiste qu'à ne regarder que son propre intérêt, les choses prennent une autre dimension.
C'est pour cela que je parlais aux étudiants de rentabilité économique et de rentabilité écologique, d'intérêt personnel et d'intérêt général.
Publié : il y a 7 mois
Bonsoir, Francis.
Vous donniez des cours d'énergétique en master, j'en donnais en licence pro et nous arrivons tout les deux aux mêmes conclusions: à partir du moment ou un bâtiment est "un peu" isolé (ancien double vitrage, 5 ou 10 cm d'isolant dans les parois), les investissements supplémentaires sont difficiles (sauf à ajouter soi même de l'isolant ou à changer les seuls vitrages et non les châssis), voir impossibles (moyens de chauffages sophistiqués) à rentabiliser.
Mais personne ne le dit car il faut "faire du chiffre"...
En construction neuve, les surcoûts sont moins importants car un isolant plus épais ne demande pas plus de main d'oeuvre, mais un triple vitrage ou une PAC ne seront jamais "rentables" (financièrement parlant).
J'ai par contre innové en utilisant une VMI (et non une VMC) avec puisage en sous sol.
La maison étant en pression avec de l'air filtré n'a plus aucune entrés d'air parasites (sans avoir à soigner son étanchéité pour le test puis à faire des trous pour ventiler) et cet air tiède été comme hiver fait faire des économies de chauffage et de climatisation pour moins de 100 € de surcoût par rapport à une VMC simple flux.
Publié : il y a 7 mois (Édité)
Oui, Dominique, la VMI est une très bonne solution, et encore plus comme vous l'avez mise en oeuvre .... J'ai aussi conçu des maisons qui utilisent des VMI sur puits climatiques intégrés dans une masse thermique située sous la dalle (pas de vide sanitaire). Les maisons ainsi conçues, avec un petit poêle en complément, sont très performantes (moins de 150€ de frais de chauffage par an). Mais, comme trop souvent, en France, ce ne sont pas les meilleures solutions qui prévalent. Il faut vendre de l'industriel : pac, chaudière gaz, etc ...
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